L’euro dégringole en dépit d’une amélioration de la confiance des entreprises allemandes. Alors que l'indice IFO du climat des affaires est ressorti en hausse pour le quatrième mois consécutif, à 107,5 en août, contre 106,2 en juillet et 107 attendu, la devise européenne perd du terrain.
Pour l’heure, l’euro dégringole de 1,17% face au yen, pour s’échanger sous le seuil des 130 yens, à 129,95 yens. Le dollar aussi s’effondre face à la devise japonaise, accusant une baisse de 0,93% pour se négocier à 97,39 yens.
La monnaie unique aussi reculait par rapport au dollar, à 1,3343$. Principale raison de la baisse de la monnaie unique, la crise politique italienne menace de faire voler en éclats la fragile coalition actuellement au pouvoir et de retarder son programme de réformes.
Le parti de centre-droit de l'ancien président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a prévenu le week-end dernier qu'il briserait la coalition au pouvoir si ce dernier était exclu du Sénat la semaine prochaine, après sa récente condamnation pour fraude fiscale.
Signe de nervosité, les coûts de financement à deux ans de l'Italie ont en effet augmenté lors de l'adjudication obligataire.
Le Trésor italien a en effet placé pour 2,98 milliards d'euros d'emprunts zéro coupon arrivant à échéance en juin 2015, avec un taux de 1,871%, contre 1,857% lors de la dernière adjudication réalisée en juillet.
"La stabilité du gouvernement italien reste menacée, ce qui retarde la mise en oeuvre des réformes nécessaires", expliquent les analystes de DZ Bank dans une note. De quoi peser sur les marchés, les obligations et le cours de la monnaie unique.