Un cap vient d’être franchit sur le yen qui poursuit sa dépréciation face au dollar et face à l’euro. Le billet vert s’installe confortablement au dessus du cap des 100 yens, (100,32 yens) à la faveur d’une hausse de 0,6%. La monnaie unique s’adjugeait également 0,66% face à la devise japonaise, ce qui lui permet de tutoyer le seuil des 133 yens, à 133,20 précisément.
Signe d’une amélioration de l'appétit pour le risque, le yen dégringole, principalement grâce à des données économiques encourageantes concernant la vigueur de a reprise économique mondiale.
A commencer par la production industrielle chinoise qui a augmenté plus vite que prévu en août, à +10.4% contre +9.9% prévus en glissement annuel alors que parallèlement les ventes au détail chinoises d'août sont ressorties supérieures aux attentes, à +13.4% contre +13.3% en glissement annuel.
La veille déjà, le yen, devise considérée comme refuge, dégringolait alors que la croissance du produit intérieur brut (PIB) du Japon au deuxième trimestre a été révisée en nette hausse à 3,8% contre une précédente estimation de 2,6%.
La seconde raison du repli du yen est l’issue possible à la crise en Syrie. A l’occasion du sommet du G20, le président russe M. Poutine a parlé au président américain M. Obama d'une confiscation internationale d'armes, qui verrait la Syrie abandonner les armes chimiques en sa possession aux autorités internationales, et ce afin d’éviter des frappes aériennes menées par les États-Unis. La perspective d’une attaque militaire occidentale sur la Syrie s’éloigne donc, ce qui renforce l’appétit pour le risque.
En conséquence, l’euro et le dollar s’apprécient face au yen, et franchissent des caps symboliques à respectivement 133 et 100 yens. L’euro de son coté parvient à préserver ses gains de la veille face à la devise de l‘oncle Sam et oscillait autour de l’équilibre pour s’échanger autour des 1,3250$.