Alors que la décision de Ben Bernanke de continuer à maintenir la dose maximale d'injection monétaire a provoqué la surprise, agréable, pour les investisseurs, la plupart des taux d'emprunt d'Etat se sont largement détendus.
La certitude que les marchés vont pouvoir encore bénéficier d'injection monétaire a poussé non seulement les indices actions vers des plus hauts, mais a également dopé les marchés obligataires.
A commencer par les obligations des États refuges. Le taux allemand à 10 ans, qui se situait à 2 % mercredi, est passé rapidement sous les 1,90 à 1,87 %. Le taux à 10 ans des États-Unis est actuellement à 2,7% alors qu'il atteignait 2,9% avant le communiqué de la Fed. Le Royaume Uni emprunte lui à 2,86 % contre 3 % mercredi soir et la France emprunte à 2,35 % contre 2,5 % avant l'intervention de Bernanke.
Cette intervention a également provoqué une baisse des taux des pays européens périphériques, jugés plus fragiles. Les taux de l'Espagne et de l'Italie sont passés de 4,40 % à 4,23% en quelques heures.
Ces dernières semaines, les investisseurs s'étaient montrés inquiets d'un éventuel ralentissement de la politique accommodante de la Fed. Cela s'était traduit par une baisse des marchés obligataires, notamment pour les valeurs refuges, qui profitent depuis plusieurs mois maintenant de l'afflux de liquidités. Il est donc logique qu'avec le statu quo de la Fed, ces marchés repartent à la hausse.