Lundi 07 octobre

A l’image des marchés européens qui redressaient la barre après avoir perdu plus de 1% à la mi séance, le dollar remontait la pente face aux autres devises. L’euro qui tutoyait le seuil des 1,36$ recule désormais de 0,1% pour s’échanger à 1,3546$. La monnaie unique s’inscrivait également en légère baisse de 0,2% face au yen à 131,65 yens

Le billet vert résiste face aux autres devises et parvenait même à s’apprécier face au dollar canadien et australien ainsi que face à l’euro alors que le porte parole de la maison Blanche a confirmé que le blocage politique était maintenu. Un « shutdown » qui entame officiellement sa deuxième semaine et qui pourrait coûter cher à l’économie américaine à en croire une étude de Bank of America Merrill Lynch, qui a abaissé ses prévisions économiques pour les Etats-Unis pour les deux prochains trimestres du fait de cette impasse budgétaire. La banque prévoit une croissance au rythme annualisé de 1,7% seulement au troisième trimestre pour le PIB américain, contre 2,5% au second trimestre.

De fait, force est de constater que l’angoisse grimpe d’un cran alors que le Congrès américain, qui ne parvient pas à se mettre d’accord sur le budget annuel des Etats-Unis, doit absolument trouver un consensus d'ici au 17 octobre sur un relèvement du plafond de la dette américaine. Or si démocrates et républicains ne parviennent pas à un compromis sur la dette, cela entraînerait un défaut de paiement, une perspective tellement apocalyptique qu’elle est jugée improbable par les investisseurs.

Mais si les opérateurs ne croient toujours pas à ce scénario catastrophe, l’inquiétude commence à grimper au vue de la durée des débats et du bras de fer politique aux USA qui n’augure rien de bon pour le prochain bras de fer sur le relèvement du plafond de la dette.

Néanmoins, quelques maigres avancées soutiennent le billet vert. Notamment les déclarations du porte parole de Barack Obama qui a estimé que le président des Etats-Unis était « prêt à négocier avec le Congrès mais pas sous la menace d’un défaut (plafond de la dette) ».

En d’autres termes, afin de parvenir à un consensus sur le budget, Barak Obama exige que le plafond de la dette soit d’abord relevé, étant donné que la menace d’un défaut serait potentiellement dévastatrice si elle se matérialisait, avant de prendre le temps nécessaire pour négocier le Budget. De quoi enrayer, pour l’heure, la chute du billet vert.

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