Lanterne rouge du SBF 120, Saint Gobain dégringole de 3,4%, à 36,97 euros plombé par une note de Morgan Stanley qui abaisse sa recommandation pour Saint-Gobain (SGO.FR) de "pondération neutre" à "souspondérer".
La banque cite deux éléments pour justifier sa dégradation d’opinion. D’abord, la valorisation du titre alors que l'action progresse de plus de 36% sur une année glissante et d’autre part, un environnement économique difficile.
Concernant la valorisation du groupe, force est de constater qu’avec un PER de 19,7, Saint gobain se paye plus cher que ses comparables comme Lafarge dont le PER est de 17,9 ou encore 3M qui se paye 17,4 fois les bénéfices estimés pour l’exercice en cours.
Une valorisation élevée au regard de la morosité de la « conjoncture actuelle qui pourrait conduire les investisseurs à réviser en baisse leurs attentes », estime la banque. Les analystes qui suivent la valeur ont pourtant pris acte du ralentissement du marché et anticipent un chiffre d’affaires inférieur de 42,2 milliards, en nette baisse comparé aux 43,198 milliards réalisés au cours de l’exercice précédent.
Morgan Stanley table notamment sur une absence de croissance dans le secteur européen de la construction jusqu'en 2015, sur une faiblesse du marché français où il réalise plus du quart (27%) de son chiffre d’affaires et enfin sur un environnement difficile au Brésil. De quoi impacter l’ensemble du secteur. Dans le sillage de Saint gobain, Lafarge recule de 2,66%, à 48,93 euros.