Publicis a connu un léger coup de mou au troisième trimestre, le groupe de médias a été pénalisé par une baisse de régime de son activité dans les pays émergents.
Le groupe a fait état d’un revenu en hausse de 3% au titre de son troisième trimestre, à 1,675 milliard d'euros. En données organiques, la progression ressort à 3,5%, soit 1,5 point de moins qu'au deuxième trimestre.
Dans le détail, l’activité en Europe est légèrement positive (+0,4%) mais en France, la situation n’est pas au beau fixe puisque les ventes sont encore en territoire négative bien qu’elles aient affiché une « amélioration » sur le trimestre écoulé. L’Amérique du Nord apporte entière satisfaction à la société de Maurice Lévy, la zone reste encore en expansion (+4,5%) malgré un « léger ralentissement » par rapport au 2ème trimestre. En revanche, les pays émergents toussotent avec une croissance
organique de +1,5%. Publicis a dû face à un ralentissement passager de la Chine Grande Région (+2,4%), mais aussi à des difficultés économiques qui pèsent sur les investissements en Inde et à une sous performance en Russie.
Le Reste du Monde a de son côté tenu toute ses promesses . Elle reste en expansion et à un rythme à deux chiffres à 10,1% (Australie +13,8%, Corée + 5,9%, Argentine + 11,7%).
Sur neuf mois, Publicis a vu son activité croitre de 3,3% en organique contre une croissance de 2,5% un an plus tôt. Cette hausse est jugée être « en ligne avec notre plan de marche » selon la direction de Publicis. Pour cette dernière, la performance du troisième trimestre est « satisfaisante par rapport aux prévisions internes », en dépit « d’un contexte géopolitique et économique peu porteur ». Le ralentissement constaté en Chine n’est que « passager » pour Publicis mais concède que la performance en Europe reste « faible ».
Malgré ces petits grains de sable dans les rouages de la machine Publicis, l’agence de médias garde le cap. Elle a maintenu ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice 2013, tablant donc toujours sur une croissance organique supérieure à celle de 2,9% réalisée en 2012. Publicis avance une estimation comprise entre 3,5 et 3,6%.
« Toutefois, et comme chaque année, le quatrième trimestre reste difficile à lire compte-tenu de la volatilité vécue chaque fin d'année. La fragilité de la situation économique mondiale du fait du shutdown américain nous incite à la prudence », a commenté Maurice Lévy, président du directoire. Ce dernier s'est cependant dit confiant concernant la marge dégagée en 2013. La fusion avec le géant américain Omnicom devrait enfin s'achever au premier trimestre du prochain exercice.