Le discours de la méthode. Jean-Marc Ayrault est conscient du « ras-le-bol »fiscal grandissant chez les Français. Il déclare ne pas « sous-estimer les difficultés, notamment des personnes qui, à revenu quasi équivalent, vont payer l'impôt sur le revenu» dans une interview accordée au journal ‘Ouest-France’.
Le premier ministre ne va pas dévier de sa feuille de route. En matière de fiscalité, Jean-Marc Ayrault entend rester ferme. Sans ce sacrifice consenti par les contribuables, le déficit de la France aurait culminé à 6% pour Jean-Marc Ayrault. Alors, le chef du gouvernement a décidé de faire un geste pour les foyers les plus modestes.
« Depuis deux ans, explique-t-il, le calcul [de l'impôt sur le revenu] n'était plus indexé sur l'inflation. Nous avons mis une décote qui a permis à 400.000 foyers fiscaux de ne pas devenir imposables, mais cela n'a pas suffi. C'est pourquoi nous avons décidé de réindexer le barème en 2014, afin d'éviter à un certain nombre de personnes modestes, actives ou retraitées, d'entrer dans le champ de l'impôt», explique ainsi Jean-Marc Ayrault.
«Je ne nie pas le fait que nous avons demandé un effort aux Français pour redresser les comptes, d'abord à ceux qui peuvent le plus», avance-t-il.
«Nous avons relevé le taux pour les revenus les plus élevés, imposé à 75 % les très hauts revenus, rapproché la fiscalité du capital de celle du travail», ajoute-t-il. « Je n'ai pas envie que la France soit soumise à la dictature des marchés financiers», conclut-il.