Rude journée pour Schneider Electric. Le spécialiste des systèmes électriques a averti sur ses résultats 2013 après un troisième trimestre pénalisé par des effets de change défavorables.
Schneider Electric a enregistré, au 3e trimestre de son exercice 2013, des facturations de 5,9 milliards d'euros en croissance organique de 0,7%. En données publiées, le chiffre d’affaires recule de 3,2%. Le groupe a dû essuyer un effet de changes très négatif qui a plombé les ventes trimestrielles à hauteur de 352 millions d'euros (contre 84 millions au 1er semestre), « essentiellement du fait de la dépréciation du dollar américain, du dollar australien, de la roupie indienne, du yen japonais, du real brésilien et d'autres devises des nouvelles économies ».
Par ailleurs, le groupe a dû composer avec un environnement économique défavorable en Europe de l’Ouest, l’activité de cette zone s’est contractée de 6% à données comparables par rapport à la même période de l'an dernier. Si elle est stable au Royaume-Uni et en Irlande, la croissance a été « impactée par le déstockage de distributeurs dans certains pays. » L'Espagne et l'Italie continuent d'afficher une baisse à deux chiffres, en raison de la crise économique tandis que la France affiche une baisse à un chiffre dans un environnement de faible croissance.
Dans ce contexte des plus adverses, Schneider Electric a réduit ses prévisions de ventes pour l'ensemble de l'année. Le spécialiste des systèmes électriques ne s’attend plus à une croissance organique « modérée à un chiffre », mais à une « croissance organique stable à limitée.
Les projections de rentabilité également seront tributaires des évolutions des taux de change des autres devises, « notamment lorsque celles-ci se déprécient significativement contre l'euro ». Schneider Electric explique avoir été confronté à une volatilité inhabituelle de ses devises durant l'été. Ainsi, le groupe a relevé l'estimation de l'effet de changes négatif au titre de l'ensemble de l'exercice. Il est attendu entre 800 et 900 millions d'euros contre 600 millions d'euros précédemment.