Le groupe de luxe Kering (KER.FR), ex-PPR, a fait état d'un chiffre d'affaires en baisse de 1,5% au troisième trimestre, pénalisé par la faiblesse de l'activité de sa principale marque, Gucci, ainsi que par des effets de change défavorables.
Au cours du troisième trimestre, le chiffre d'affaires s'est établi à 2,523 milliards d'euros, soit une croissance organique (hors impact des effets de change) de 3,4%, en décélération par rapport aux du 5,2% au deuxième trimestre, mais légèrement mieux qu’au premier où la croissance était tombée à 3,3%.
Le chiffre d'affaires de Gucci, qui représente plus d’un tiers des ventes du groupe, a reculé de 5,4% à 864,8 millions d'euros (+0,6% en données organiques), pénalisé par un ralentissement des ventes de gros. La marque italienne souffre d’une baisse de la demande notamment en Asie, où les consommateurs sont moins friands de marques de luxe grand public et préfèrent se tourner vers les marques plus haut de gamme.
"L'environnement de consommation s'est momentanément détérioré pour l'industrie du luxe" en Chine, a déclaré le directeur financier de Kering, Jean-Marc Duplaix, lors d'une conférence téléphonique.
Cet affaiblissement de l'activité de Gucci contrebalance le dynamisme des autres marques de luxe de Kering. Le chiffre d'affaires de Bottega Veneta a ainsi progressé de 7,3% et celui d'Yves Saint Laurent de 7,2% .
Dans la division Sport et Lifestyle, l'équipementier sportif Puma, en cours de redressement, a vu son chiffre d'affaires reculer de 7,6% en raison d'un "environnement de consommation défavorable", en particulier pour la division de chaussures.
Lors de la publication de ses résultats semestriels, Kering avait prévenu qu'il n'anticipait pas de rebond des ventes et de la profitabilité du Pôle sport et Lifestyle pour l'ensemble de l'exercice 2013, le renouvellement de Puma s'inscrivant "dans la durée".
A la Bourse de Paris, le titre recule de 2,92%, à 167,60 mais progresse de 21% depuis le début de l'année.