Même les craintes d'un changement de la politique de la FED ce soir ne freine pas la hausse de l'euro. Mario Draghi et ses collègues s'arrachent les cheveux en voyant l'euro rester ferme et même progresser malgré la baisse des taux en Europe, une croissance nulle et des pays qui s'enfoncent faute de réformes structurelle....
L’euro reste ferme avant la réunion de la FED. Mais qu’est ce qui fait courir l’euro ?
C’est un des grands sujets de préoccupation de la Banque Centrale Européenne. Ses dirigeants et Mario Draghi lui-même ne savent plus comment le faire baisser. Or le faire baisser est devenu déterminant. Pour les exportations bien sûr et donc la croissance . Mais également pour sortir de la spirale déflationniste en créant un peu d’inflation.
La dernière baisse des taux en zone euro n’a eu aucun impact.
Aucune. Et les anticipations d’un éventuel resserrement du crédit aux Etats Unis non plus. La preuve aujourd’hui. Quelles que soient les nouvelles, l’euro progresse pour l’instant. Et pourtant, les différentiels de taux, les différentiels de croissance, les niveaux d’endettement militent pour un affaiblissement.
La Banque Centrale Européenne pourrait elle agir ?
Rebaisser les taux ne servirait à rien. Ajouter une couche de liquidité par un quantitative easing massif à l’américaine aurait sûrement un impact mais l’Allemagne ne le permettra jamais. Finalement Draghi ne peut s’en prendre qu’à lui-même : en déclarant en Juillet 2012 que la BCE ferait tout pour sauver l’euro, il en a fait une monnaie forte. Trop forte.