Décidément, on n'y comprend plus rien. Cela fait des mois que le pays est confronté à une crise sans précédent et que nos dirigeants tergiversent, perdent du temps, changent d'avis, cherchent une voie. Pendant ce temps, nous nous enfonçons. Lentement mais sûrement. Michel Sapin a ajouté à la confusion générale...
Je me pose des questions ce matin sur la place de la finance en France
Je vous avoue que je n’y comprends plus rien. Jusqu’à présent, tout était clair. François Hollande avait déclaré : mon ennemi c’est la finance. Et depuis deux ans, il a maintenu le cap permettant à Paris de plonger dans le classement des places financières et à Londres de récupérer nos talents nationaux.
Et ce qui me trouble c'est la La déclaration de Michel Sapin ce week end : « notre amie, c’est la finance, la bonne finance ». Il y aurait une bonne et une mauvaise finance, comme il y a du bon et du mauvais cholesterol. Si c’est l’avis du gouvernement, il va falloir qu’il soit plus précis. C’est quoi la mauvaise finance ? Les marchés financiers, la spéculation, le trading ? Et la bonne finance, les prêts aux PME ?
Une fois de plus ce gouvernement sème le trouble faute de convictions profondes et de courage.
S’il y a une mauvaise finance, qu’il l’interdise ou la pénalise, et une bonne finance qu’il la favorise. Or depuis deux ans, les mesures prises ont détourné l’argent des épargnants de l’économie réelle et des entreprises pour l’orienter vers le financement de la dette colossale de l’état. Je ne sais pas s’il y a une bonne et une mauvaise finance, mais une chose est sure : il y a de très mauvais politiques.