Mardi 03 février

L’euro repasse allégrement la barre des 1,14 face au dollar, un niveau qu’il n’avait pas vu depuis qu’il a amorcé sa chute en réaction au lancement de la BCE d’un vaste plan d’assouplissement quantitatif. C’était le 22 janvier dernier, une date à marquer d’une pierre blanche avec la promesse de racheter pour 1100 milliards d’obligations. Une annonce qui avait alors fait chuter

Mais depuis, la Grèce est revenue sur le devant de la scène. Plus précisément, c'est la perspective d’un accord sur la dette grecque qui émoustille les marchés et fait bondir l'euro au dessus des 1,1460.

Athènes propose en effet de remplacer les obligations grecques détenues par la Banque centrale européenne (BCE), plus de 25 milliards d'euros, par des "emprunts perpétuels", en clair des titres à durée illimitée, et d’autre part, par des obligations dont le rendement serait indexé à la croissance du pays. Une innovation financière qui plait aux investisseurs.

L’idée est d’éviter un effacement, même partiel de la dette grecque, ce que Berlin refuse catégoriquement, tout en permettant un allègement du fardeau de la dette. Une dette publique qui appartient pour plus de 70 % aux créanciers internationaux et atteint aujourd’hui « 321 milliards d’euros, soit 175 % du produit intérieur brut (PIB).

Quant à savoir qui la détient, selon Le Monde, « Le FMI 32 milliards, la BCE 27 milliards, les Etats de la zone euro 53 milliards » tandis que le Fonds européen de stabilité financière (FESF), le mécanisme de sauvetage également premier créditeur du pays détient une exposition de 141,8 milliards ».

Ceux qui doutent de la soutenabilité de la dette grecque ajoutent qu’en 2015, le pays doit rembourser le FMI à hauteur de 2,5 milliards fin février, puis 7 milliards à la BCE cet été.

La charge de la dette atteint un poids tel que le pays doit consacrer l’intégralité de ses surplus budgétaires au paiement des intérêts, sans même rembourser le nominal, et ce alors même que selon Bruxelles, l’excédent primaire du pays devrait être de 4,1 % du PIB cette année. D’où l’idée de renégocier la dette grecque grâce à des échanges de titre, en remplaçant les obligations actuelles par des obligations perpétuelles et d’autres dont le rendement serait fonction de la croissance.

Quoi qu’il en soit, les marchés apprécient « l’innovation financière d’Athènes ainsi que le road show entamé par Alexis Tspiras et son ministre des Finances les a déjà menés, à Paris, Londres et Rome.

Le nouveau ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, se rendra mercredi à Francfort à la Banque centrale européenne. M. Tspiras sera quant à lui à Bruxelles dès mercredi pour une rencontre avec Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

Les marchés financiers parient sur un accord rapide des négociations. En témoigne le niveau du CAC qui a dépassé en séance le seuil des 4700 points, au plus haut depuis juin 2008 et l’euro qui bondit de 1,02%, à 1 ,1457 face au dollar et de 1,04% face au yen, à 117,78 yens.

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