Après un vif rebond la veille, les prix du pétrole repartent à la baisse à New York, dans un marché qui digère une nouvelle progression des stocks, déjà à des niveaux record, aux Etats-Unis.
Après avoir signé sa meilleure performance hebdomadaire depuis 4 ans, le WTI subit des prises de bénéfices et s’inscrit en baisse de 1,93% et repasse sous le seuil des 52$ sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 51,89$.
Idem pour le brent de la mer du nord, qui s’inscrit en repli de 1,8%, à 57,31 $.
Le contrat sur le pétrole pâtit de deux éléments qui lui sont défavorables. D’abord, la forte hausse du billet vert ce jour, qui bondit par exemple de 0,74% face au yen à (119,46 yens) ce qui ralentit mécaniquement la progression des contrats, libellés en dollar.
Ensuite, les stocks d'or noir qui n'ont jamais été aussi élevés depuis 84 ans aux Etats-Unis, à plus de 413 millions de barils, sur la base de données mensuelles du DoE.
Alors que les stocks pétroliers flirtent avec leur record historique, la production de pétrole américaine reste elle aussi abondante.
Si la plupart des majors ont réduit leur programme d’investissement dans l’exploration pour rééquilibrer le surplus de l ‘offre par rapport à la demande, "le déclin d'activité des puits de forage va prendre du temps avant de se traduire dans les chiffres de production » notait un expert du secteur.
Le marché digère par ailleurs les conclusions d'un rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur le marché pétrolier à moyen terme.
Pour l’AIE, les prix de l'or noir devraient se redresser ces prochaines années, dopés par une demande vigoureuse. Mais ils ne devraient pas parvenir à atteindre de nouveaux sommets car leur faiblesse ne suffit plus à dynamiser la croissance économique ou freiner l'essor du pétrole de schiste aux Etats-Unis.
"Le rééquilibrage du marché devrait intervenir relativement rapidement mais sa portée sera relativement limitée, avec des prix se stabilisant à des niveaux plus élevés que les points bas observés récemment, mais nettement inférieurs aux sommets de ces trois dernières années", précise l'AIE.