Vendredi 02 octobre

On entend tous les jours que nous sommes de plain-pied dans l’ère de la globalisation, de la mondialisation ; la zone euro , la Chine, les émergents sont devenus des acteurs incontournables de l’économie mondiale. Intuitivement on aurait pu se dire que le dollar a donc vu son hégémonie largement ébranlée. Il n'en est rien. Au contraire.

LE DOLLAR, ARME DE DOMINATION

The Economist publie un rapport passionnant sur la monnaie américaine avec une constatation brutale : le dollar domine encore le monde. Les États-Unis représentent 23% du PIB mondial, 12% du commerce mondial et pourtant 60% de la production mondiale s’échange en dollars et 60% de la population mondiale vit directement ou indirectement dans une zone dollar.

DANS TOUS LES DOMAINES

Et cette domination du dollar reflète ou entraîne une domination des États-Unis.

Je ne peux pas vous assommer de chiffres et pourtant ils sont tous incroyables. Les Américains gèrent 55% des actifs financiers mondiaux, représentent 60% des utilisateurs de réseaux sociaux, 40% de la capitalisation boursière mondiale, 35% des dépenses de recherche et développement, 30% des brevets mondiaux et l'on pourrait continuer pendant des heures. Non seulement les États-Unis et le dollar dominent le monde mais leur part dans presque tous les domaines a progressé encore en 10 ans. Le déclin américain que l'on annonce depuis des décennies n’est pas pour aujourd’hui ni pour demain.

UNE DOMINATION DANGEREUSE

Est-ce que cette domination du dollar est dangereuse ? Oui bien sûr. On l’a vu notamment avec la décision récente de la Banque centrale américaine de retarder la hausse de ses taux d’intérêt. La raison invoquée n’avait rien à voir avec la situation économique plutôt favorable des États-Unis mais était motivée par la dégradation de la situation mondiale, notamment en Chine. Le sort économique du monde dépend du dollar qui dépend lui d’un groupe de personnes à Washington. Or les États-Unis savent comme personne faire trembler les planètes économie et finance avec des crises régulières et non maîtrisées. Une anecdote illustre bien la domination américaine : Alibaba s’est fait coter à New York et pas à Shanghai. 4 de ses 6 banques introductrices étaient américaines, et son patron Jack Ma a acheté quelques mois après l’introduction une maison de 23 millions de dollars dans l’état de New York….

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