Le livret préféré des français ne devrait pas bénéficier d’un petit coup de pouce au 1 février prochain, en dépit d’une inflation en hausse de 2,4%, hors tabac, observée sur le mois de décembre…
Le Gouverneur de la Banque de France maintient sa recommandation ce jeudi de laisser le taux du livret A à 2,25% et celui du livret d'épargne populaire à 2,75%, « compte tenu des perspectives de baisse de l'inflation, afin d’éviter une volatilité excessive du taux du livret A » est il expliqué pour justifier cette décision. Par ailleurs, il estime que la poussée de fièvre des prix à la consommation n’est que temporaire…
Pour mémoire, le ministre de l’Économie et des Finances est libre ou non de se plier à l’avis du gouverneur de la Banque de France. « L'application mécanique de la formule de calcul des taux de l'épargne réglementée conduirait à accroître le taux de rémunération du livret A à 2,75% », indique la banque centrale dans son communiqué du jour.
« Toutefois, compte tenu des perspectives de baisse de l'inflation, afin d'éviter une volatilité excessive du taux du livret A, », Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, « a décidé de déroger à la stricte application la formule de calcul en vigueur, ainsi que le règlement en prévoit la possibilité. »
Le calcul des taux de ces livrets intervient le 15 janvier et le 15 juillet et résulte d'une formule qui prend en compte les taux de marché et l'inflation.
L’institution hexagonale souligne que « le glissement annuel des prix à la consommation hors tabac a atteint 2,4% en décembre mais qu'il « devrait diminuer de façon significative dans les prochains mois ».