Trois auto-entrepreneurs sur quatre n'auraient pas créé d'entreprise si ce régime spécifique n'avait pas existé, selon une première étude consacrée aux auto-entrepreneurs réalisée par l'INSEE…
Les deux principales raisons qui ont motivé les auto-entrepreneurs à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale : sont le développement d'une activité de complément et la sauvegarde de leur emploi (40 % des réponses pour ces deux points).
Les autres raisons fréquemment évoquées par les sondés sont : le souhait de créer une entreprise (35 % des réponses), tester un projet (29 %) et répondre à une opportunité ponctuelle (23 %).
Les auto-entrepreneurs déclarent avoir voulu par ce biais développer une activité de complément ou assurer leur emploi. Deux auto-entrepreneurs sur cinq étaient salariés du privé.
La moitié des personnes ont créé leur entreprise dans un secteur d’activité différent de leur métier de base. Quatre secteurs concentrent les auto-entreprises : le soutien et le conseil aux entreprises, les services aux ménages, le commerce, et enfin la construction. Selon l’enquête, les auto-entrepreneurs ont réalisé en moyenne un chiffre d’affaires mensuel de 1 000 euros. Ils travaillent essentiellement chez eux ou chez le client.
L'INSEE rapporte que « le régime d'auto-entrepreneur possède aux yeux de ses utilisateurs, des avantages manifestes ». Les principaux relèvent de la simplification des procédures, notamment pour le paiement des charges (67 %), l'inscription (57 %) et la gestion comptable (52 %). Mais quand il y a des avantages, il y a également des inconvénients… Parmi les inconvénients cités, 30 % des créateurs trouvent encore que le régime souffre d'un manque d'information ou d'une personne référente.
Mais le principal défaut de ce statut est de ne pas pouvoir déduire les dépenses du chiffre d’affaires. Ceux qui ont déjà arrêté leur activité expliquent leur échec par un projet non viable ou l’inadéquation du régime à leur situation.