Le rouge devrait être tendance à Wall Street dans les premiers échanges. Ainsi, le Dow Jones devrait commencer cette nouvelle semaine en baisse de 0,43% à 12 901 points, le S&P perdrait 0,34% à 1 357 points tandis que le Nadsaq redonnerait pour sa part 0,42%. La place outre-Atlantique est encore marquée par la publication de chiffres de l’emploi inférieurs aux attentes pour le mois d’avril, en fin de semaine dernière. Aussi, les opérateurs américains devraient marcher sur des œufs après les résultats des élections françaises et grecques. Si l’élection de François Hollande semble être « pricé » par les marchés, les investisseurs sont plus inquiets quant au sort de la Grèce. Les partis traditionnels en place, tous deux favorables au plan d'austérité et au plan d'aide internationale au pays ont cédé du terrain sous la montée en puissance des partis « anti-austérité », ces derniers ayant fait main basse sur la moitié des sièges au parlement. Dans ce contexte plus que trouble, et déjà fort troublé avant ces échéances électorales, les investisseurs redoutent ainsi une nouvelle zone de turbulences sur le vieux continent toujours miné par ses travers budgétaires. Une sortie de la Grèce pour sauver l’ensemble de la zone euro ne serait plus taboue, voire salutaire pour certains observateurs…
Du côté de l’agenda macroéconomique, pas grand-chose à se mettre sous la dent mis à part les chiffres du crédit à la consommation prévus à 21 heures.
Ni d'ailleurs sur le front des sociétés. On se contentera uniquement d'Avis Budget qui a fait état d’une perte nette de 23 millions de dollars ou 22 cents par titre à l’issue de son premier trimestre 2012 après un bénéfice net positif de 7 millions d’euros un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action du loueur d’automobiles est ressorti à 12 cents, pour des revenus en hausse de 31% à 1,6 milliard de dollars avec l’acquisition d’Avis Europe.
Et de Cognizant qui lâche 11% en pré-séance après avoir lancé un avertissement sur ses résultats Le fournisseur de services technologiques a réduit ses estimations 2012 de ventes à 7,34 milliards de dollars pour un bénéfice ajusté par action désormais anticipé à 3,62 dollars.
Warren Buffett n'est pas prêt de jeter son dévolu sur Facebook à l'occasion de l'introduction en Bourse du réseau social. Toutefois, l'homme d'affaires américain a néanmoins affirmé "qu'il surveillera de près la société"