Mercredi 09 mai

L’instabilité politique, pour ne pas dire la crise politique, en Grèce fait vaciller les places financières, provoque des tensions sur les marchés obligataires et fait chuter la devise européenne sous le seuil des 1,30 contre le dollar. En effet, le parti de la gauche radicale « Syriza », arrivé deuxième aux élections législatives, doit désormais s'attaquer à la mission quasi impossible de former un gouvernement de coalition en Grèce.

Pour le chef du parti de la gauche radicale, Alexis Tsipras, il s’agit de former une coalition de gauche afin de pouvoir renégocier le plan d'assainissement budgétaire conclu en octobre avec les créanciers du pays, UE et FMI. L’objectif est d'assouplir les mesures d'austérité et d’annuler une partie de la dette grecque.

Le dilemme qui se pose est clair. Soit la Grèce accepte de perdre ce qui lui reste de souveraineté budgétaire et applique le plan d’austérité fixé par ses créanciers pour recevoir sa prochaine tranche d’aide, ce que refuse le parti de gauche radicale. Soit elle n’accepte pas de se plier aux recommandations de la Troika, et dans ce cas, elle risque le défaut de payement dans la mesure où une tranche de 5 milliards d'euros, nécessaire pour payer les fonctionnaires grecs et les dépenses courantes de l'Etat doit être débloquée par l'Europe en Juin. Cette tranche ne sera pas débloquée s’il n'y a pas de stabilité politique et un consensus pro européen, condition sine qua non pour la Troïka puisse donner son feu vert.

De fait, jamais, depuis l'éclatement de la crise de sa dette souveraine au printemps 2010, la Grèce n'a été aussi proche de la sortie de la zone euro. Une perspective qui fait son chemin dans les mentalités puisque le ministre des finances allemand vient de déclarer que l’on ne pouvait pas forcer la Grèce à rester dans la zone euro.

Autre nouvelle qui pèse sur la devise européenne, il s’agit du secteur bancaire espagnol dont la solidité financière semble de plus en plus fragile alors que l’on apprenait que la banque espagnole Bankia sera nationalisée. Madrid a d’ailleurs l’intention de contraindre ses banques à mettre de côté 35 milliards d’euros de fonds d'urgence supplémentaires. La perspective de nouvelles provisions pour le secteur bancaire, qui ont poussé les taux longs espagnols au delà du seuil des 6% combinée aux inquiétudes portant sur la Grèce auront eu raison du seuil psychologique des 1,30 que l’on n’avait pas cassé depuis plus de 3 mois.

La monnaie unique accuse le coup et revient ainsi au plus bas depuis le 25 janvier dernier. Sur 12 mois glissant, l’euro affiche un repli de 10% par rapport au billet vert, avec une glissade de 3% au cours des trois derniers mois. La dégringolade de l’euro est encore plus marquée par rapport au yen, qui s’apprécie en période d’aversion au risque. La monnaie nipponne est d’ailleurs la seule devise à s’apprécier (+0,4%) contre le dollar, à 79,55. Face aux autres devises, le yen bondit de 0,7% en moyenne et même de 0,93% face au dollar australien.

En toute logique, la paire EUR-JPY revient au plus bas depuis le 16 février dernier, sous le seuil des 103 yens, à 102,98 en repli de 0,8% sur la séance et de 3,7% sur un mois.

A découvrir également

  • visuel-morning
    Destination Tokyo ! Et si votre épargne partait en vacances ?
    01/08/2025
  • visuel-morning
    La pépite de la semaine : Technip Energies
    28/07/2025
  • visuel-morning
    Comment déclarer vos revenus locatifs ?
    30/04/2025
  • visuel-morning
    Les SCPI Corum Origin et Corum USA désormais ouvertes à la souscription en ligne !
    20/03/2025
Nos placements
PER Plus de retraite et moins d'impôts avec nos PER sans frais d'entrée
Assurance vie Découvrez nos contrats sans frais d'entrée
SCPI Accédez à l'immobilier professionnel dès 500 €
Defiscalisation Investissez dans l'économie réelle en réduisant votre impôt