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 AVEC OU SANS TRUMP

L'économie américaine devait ralentir.
Le climat d'incertitude lié aux mesures et aux annonces de mesures de Trump ne fait qu'accélérer une tendance qui devait arriver.
Les signes du ralentissement sont visibles.
On parle même de "récession", à nouveau.
On n'y est pas encore.

 POURQUOI...

...c'était prévisible ?
1. Le cycle de croissance ininterrompue US n'a jamais été aussi long. Rappelez-vous qu'on attendait déjà une récession aux États-Unis au début de l'année 2024. Et elle n'est jamais venue.
2. L'inflation a tenu plus longtemps que prévu, pesant sur le pouvoir d'achat, et provoquant un maintien des taux d'intérêt à des niveaux relativement élevés qui pèsent sur les ménages et les entreprises.

 3. LE CYCLE DE CROISSANCE...

...a été prolongé par l'excellente tenue de la consommation des ménages.
Et cette consommation des ménages a elle-même été alimentée par l'extraordinaire épargne du Covid, par la hausse des salaires post-Covid, et par l'"effet richesse" dû à la flambée de la Bourse.

 OR

Il n'y a pas plus d'épargne de précaution : les ménages américains ont un taux d'épargne de 2 à 3% (contre 18% en France...).
Les hausses de salaires ralentissent, car l'emploi commence à marquer le pas.
Et lorsque la Bourse baisse, comme c'est le cas depuis quelques semaines, une partie de l'"effet richesse" se volatilise.

 HIER

Nous avons eu plusieurs signaux.
Tout d'abord l'inflation qui a chuté plus que prévu. À 2.8%. On n'est pas à 2%, mais ça baisse.
Les patrons de Walmart, d'autres géants de la distribution mais aussi d'enseignes comme McDonald's mettent tous en avant la "fatigue" des consommateurs depuis le début d'année.
Et en particulier la grande fatigue des ménages à faibles revenus.
La prudence est de mise.
Pour les consommateurs.
Pour les entreprises.
Et donc pour les investisseurs.

 UN RECORD DE DÉPENSES PUBLIQUES

Pour une fois, ce n'est pas nous.
Non, ce sont les États-Unis.
Pas encore d'effet Musk.
Nouveau record en février.
603 milliards $ de dépenses publiques.
Une hausse de 40 milliards, soit 7% par rapport au mois précédent.
La hausse annoncée de 1000 milliards de $ par Musk, soit 4 milliards par jour, n'a pas eu lieu.
Trump ne va pas être content.
Deux de ses obsessions, le déficit commercial et les dépenses publiques, pulvérisent record après record.

 LE CONCLAVE

Nouvelle réunion aujourd'hui des "partenaires" sociaux, qui n'ont de partenaires que le nom, sur la réforme des retraites. 
3ème rencontre du "conclave", le premier depuis le rapport explosif de la Cour des comptes.
Et déjà des interrogations sur l'intérêt du conclave que certains voient, selon le Figaro, "exploser en vol".
Deux sujets : l'incapacité à s'entendre sur les retraites et le sujet de la défense qui est venu percuter le sujet des retraites.
Bref, rien ne va sur les retraites.
Un début de solution pour régler les problèmes des retraites et du réarmement : le service militaire obligatoire pour tous les retraités...
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 DU CÔTÉ DE TTSO

Par Time To Sign Off, l’excellente newsletter du soir qui résume le must de l’actu du jour
"Comme en 2018, Trump promet donc cette nuit des droits de douane à 25% sur tout l’acier et l’aluminium importés aux US.
Le bilan des droits de douane lors du 1er mandat de Trump (Biden les avaient suspendus) : une hausse de 2,25Mds$ de la production d'acier et d'alu aux US pour un surcoût de 3,5Mds$ pour l'industrie US (évaluation de l’USITC, une agence fédérale bipartisane US). Pas rentable."
N'hésitez pas à vous abonner à la newsletter du soir de TTSO. C'est très simple et c'est ici.

 DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Par Dorian Abadie, analyste Bourse Meilleurtaux Placement. 
"Après trois séances de baisse, le CAC 40 a signé hier soir un rebond de 0,59% à 7 988 points, limitant son recul hebdomadaire à 1,6%. Les volumes d’échanges ont été assez étoffés, notamment sur Safran (+5%), Schneider Electric (+2,3%) et Airbus (+0,7%). L’optimisme reste mesuré alors que les négociations diplomatiques entre les États-Unis et l’Ukraine laissent entrevoir des avancées, même si la Russie reste pour le moment silencieuse. Ce matin, le CAC perd 0,15% dans les premiers échanges, à 7 977 points.
Aux États-Unis, l’inflation ralentit à 2,8% sur un an en février, contre 3% en janvier. C’est mieux, mais insuffisant pour que la Fed baisse ses taux dans l’immédiat. Wall Street a clôturé dans le désordre hier soir (+1,2% pour le Nasdaq, -0,20% pour le Dow Jones), face à l’imprévisibilité des décisions commerciales de Trump."

CAC 40

7988 Pts

+0,59%

OR

2935,5 $

+0,78%

S&P 500

5599 Pts

+0,49%

PETROLE

71,1 $

+2,01%

NIKKEI

36790 Pts

-0,08%

EUR/USD

1,087 $

-0,18%