Et à la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne

mercredi 29 mars
Auteur: Rédaction MeilleurPlacement
Il y a 2 ans - Le 29/03/2017 à 16h03

Tout va pour le mieux en Allemagne. En plus d’être une nation reine du football, la suprématie de notre voisin d’outre-Rhin est aussi valable pour ses produits de qualité. Mercedes, BMW et Porsche, qui n’a jamais rêvé de conduire ces bolides ? La Deutsche Qualität est tout simplement la carte de visite, le passeport qui permet de s’exporter aisément en Europe mais aussi partout dans le monde. En voiture, Simone.

Une locomotive qui tourne à plein régime

L’Allemagne est incontestablement la locomotive de l’économie européenne. L’Allemagne c’est la quatrième puissance économique mondiale et elle compte parmi les pays industrialisés, les plus développés et les plus performants dans le monde. Elle figure parmi les premiers mondiaux dans les secteurs de l’aéronautique, de l’automobile, de l'industrie chimique et de la construction mécanique. Notre voisin est également le partenaire privilégié commercial des pays de l’Est comme de l’Ouest européen et présente de ce fait le plus grand excédent commercial du monde. Le « modèle allemand » est jalousé de tous ses voisins. Le tableau est tout simplement idyllique. Aujourd’hui oui. Mais il y a encore vingt ans, il était aussi noir que du charbon extrait des mines de la Ruhr.

En effet, au cours des années 1990, l’Allemagne a connu une longue période de croissance inférieure à la moyenne européenne. Le pays a dû digérer le poids de la réunification entre l’est et l’ouest allemand. Il a fallu intégrer une portion de territoire dont le PIB par habitant était le tiers de celui de l'Ouest ! Des économistes d’une association de recherche berlinoise estiment que la chute du mur de Berlin a coûté 2 trillions d'euros à la République fédérale. Autrement dit 2 000 milliards d’euros… Il a fallu une dizaine d’années et plusieurs réformes pour que l’Allemagne puisse se relever. La clé de ce retour en grâce réside dans le virage pris par le pays le plus peuplé d’Europe. C’est en effet à la suite à cette période délicate que l’Allemagne s’est employée à restaurer sa compétitivité à partir de 2005 avec les fameuses « lois Hartz ». Néanmoins, du fait de la crise, ses efforts - flexibilité du marché du travail, maîtrise des coûts - n’ont payé qu’à partir de 2009. Depuis lors, cette compétitivité restaurée fait de l’Allemagne la locomotive économique de l’Union européenne. Au détriment de ses partenaires européens…

La locomotive allemande est alimentée par le made in Germany qui se porte de mieux en mieux. Et quoi de mieux qu’un secteur automobile au top pour faire rayonner le savoir-faire allemand au-delà du Rhin. Malgré l’affaire des moteurs diesels truqués du groupe Wolkswagen, le marché automobile allemand, le plus grand en Europe, a enregistré en 2016 son plus haut niveau de ventes depuis 2009 et sa deuxième meilleure performance depuis le début du millénaire ! Ces succès sont dus à la réputation de bonne qualité des produits allemands en général. Outre le secteur automobile, les machines-outils, et les produits chimiques, notamment, sont très appréciés à l’international et sont également le fer de lance de l’économie allemande.

Mais la quatrième puissance économique mondiale ne se repose pas seulement sur de grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, Volkswagen, ThyssenKrupp, Bosch, BASF ou Bayer. L’Allemagne peut compter sur un tissu de PME/PMI très dense. Ces petites entreprises n’ont pas à rougir devant leurs aînées puisque leur expertise est également recherchée au-delà des frontières. L’Allemagne exporte plus de la moitié de son PIB. Et pas seulement vers l’Europe, mais aussi vers la Chine ou vers l’Amérique latine. Une ouverture sur le monde qui est certainement à l'origine des principaux changements au sein du DAX, l’indice phare de la Bourse de Francfort…

Le Dax : baromètre de la santé économique allemande

Le Dax ou Deutscher AktienindeX est le principal indice boursier allemand. Il s'agit du également du premier indice boursier européen sur le marché mondial. Il a été mis en place dès le début des années 80 mais il a été publié de façon officielle le 1er juillet 1988, soit 6 mois après l’indice CAC40, son voisin français. Mais la ressemblance s’arrête la puisque le nombre de l’élus n’est que de 30 chez l’Allemand. Sa valeur est fondée sur le cours des actions des 30 plus importantes entreprises cotées à la Bourse de Francfort.

Sur les 30 sociétés à l’origine, le Dax renferme toujours en son sein plus de la moitié des membres initiaux. Merck en est le symbole, dont les origines remontent au 17e siècle, et qui est la plus ancienne des sociétés cotées sur le Dax mais également la plus vieille société pharmaceutique au monde.

Mais le laboratoire pharmaceutique n’est pas la plus grosse capitalisation du Dax. Enfin, ce laboratoire pharmaceutique puisque c’est Bayer qui occupe cette prestigieuse place avec un poids représentant 10 % de l’indice alors que les neuf premières sociétés cumulent 61% de la représentativité globale de l’indice. La part du secteur pharmaceutique a notamment crû après la restructuration de Bayer, première capitalisation du Dax 30, mais aussi à la suite de l'intégration de nouvelles composantes du Dax telles que Fresenius, Fresenius Medical Care et Merck.

SAP, leader mondial du marché connu pour son progiciel de gestion intégrée SAP ERP, a très clairement augmenté la pondération du segment technologique. Le groupe a depuis plusieurs années poussé ses pions hors d’Allemagne pour aller conquérir d’autres terres à l’image des pays émergents. Quant à Siemens, il fait partie des tout premiers fabricants d'équipements électroniques et électriques au monde. Avec près de 400 000 salariés répartis dans 140 pays, le groupe est un véritable empire, spécialiste de l’automation et des logiciels industriels, mais aussi l’un des principaux fabricants de trains, d’éoliennes et d’appareils médicaux de pointe.

Les valeurs industrielles et automobile font donc toujours office de poids lourds du Dax 30, avec des entreprises telles Basf ou le chimiste Lanxess, K+S ou encore les groupes automobiles Daimler, Volkswagen Group et BMW, Audi ou Continental, le fabricant de pneus. Preuve du statut de capitale économique européenne, les établissements financiers et bancaires ont fait leur entrée en force dans le Dax 30 à l’image de la Deutsche Bank, de l’assureur Allianz ou de la banque Commerzbank. Le secteur des biens de consommation attaque également en pointe sur le terrain boursier avec Adidas, l’équipementier sportif ou Beiersdorf, le numéro deux mondial de la cosmétique connu en France pour les marques Nivea ou du baume à lèvres centenaire Labello.

Convaincus par les charmes de l’Allemagne ? Vous avez l’embarras du choix pour mettre ces deux pays dans votre portefeuille. Retrouvez notre sélection ici



Trois chiffres
- 1ere puissance économique européenne
- Pays le plus peuplé d’Europe
- Deuxième exportateur mondial





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