Le sterling ne croit pas à un resserement de la politique monétaire de la BOE

mercredi 13 février
Auteur: Rédaction Monfinancier
Il y a 7 ans - Le 13/02/2013 à 16h02

La Banque d'Angleterre (BOE) a relevé ses prévisions concernant l'inflation au Royaume-Uni pour les prochaines années, ce qui milite, en théorie, pour un resserrement de la politique monétaire.

Selon la BOE, le taux d'inflation du Royaume-Uni devrait encore augmenter à court terme et se situer largement au-dessus de son objectif de 2% au cours des deux prochaines années, alors que la croissance de l'économie devrait être « lente » sur cette même période.

« Certains signes laissent également attendre une augmentation des prix à la consommation au cours des prochains mois, du fait de la hausse des factures énergétiques au plan national et de celle des prix des matériaux importés » a déclaré la BOE.

En toute logique, face à une hausse de l’inflation la BOE devrait augmenter ses taux directeurs mais cela risque La banque centrale anticipe une "reprise lente mais durable" dans le pays au cours des trois prochaines années, avec un produit intérieur brut (PIB) qui ne devrait revenir à son niveau d'avant la crise qu'en 2015.

La BOE note toutefois que les risques pour l'économie du Royaume-Uni, associés à la crise de la zone euro et au resserrement du crédit dans le système bancaire britannique, ont diminué. Cela se ressent sur la consommation des ménages, l'un des piliers de la croissance de l'économie britannique

La dépréciation de la livre sterling qui chute sur trois mois de 7,4% face à l’euro et de 5,1% face au dollar, renchérit en outre les importations, en particulier celles de produits énergétiques et alimentaires.

Le sterling recule encore de 0,73%, à 1,1571 face à l’euro et perd 0,76% face au sterling à 1,1556 face au dollar.

Ce taux est nettement supérieur à la plupart des indices de croissance des salaires, ce qui signifie que de nombreux Britanniques continuent de subir une baisse de leurs revenus en termes réels.

Cruel dilemme en somme pour la banque centrale qui doit faire un choix entre lutte contre l’inflation et soutient à la reprise économique. Toutefois, historiquement, la banque centrale a plutôt tendance à laisser les prix progresser sans resserrer sa politique monétaire, afin de soutenir la croissance économique.

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