Le Top / Flop de la semaine
À retenir cette semaine
Retour de vacances difficile pour les indices boursiers, plombés par le retour de l'inflation et par la remontée généralisée des taux. Le CAC perd -1,65% sur la semaine et le CAC Mid et Small -0,8%. Outre Atlantique, le S&P grapille de 0,16% et le Nasdaq cède 0,16%.
TOP valeurs de la semaine
Deezer +13,7%
La plateforme de streaming poursuit son re-rating entamé au printemps. Après un premier résultat net positif de son histoire (8,5 M€ sur 2025), le marché continue de saluer la mue du modèle : monétisation de sa technologie brevetée de détection des titres générés par IA, désormais licenciée à l'industrie (tests concluants avec la Sacem, Billboard), refonte de l'offre B2B et montée en puissance de la publicité. Le dossier passe progressivement du statut de « déçue de la cote » à celui de small cap rentable avec une option technologique gratuite.
Viridien +7,5%
Le géophysicien profite d'un double catalyseur : un broker a initié le suivi à l'achat avec un objectif de 118 €, saluant un modèle passé d'une activité capitalistique d'acquisition à une franchise géoscientifique technologique, et une exposition différenciée à la reprise des dépenses mondiales d'exploration. Le newsflow opérationnel suit, avec le lancement d'une étude prospective multi-clients à Sabah (Malaisie) avec PETRONAS annoncé le 1er septembre. Après un premier semestre chahuté, le dossier retrouve des couleurs.
Linedata +5,5%
L'éditeur de logiciels pour la gestion d'actifs et le crédit poursuit sa remontée, le titre revenant vers 44 euros après avoir touché un plus bas de 37,30 euros sur 52 semaines. Le marché tourne progressivement la page de la cyberattaque d'août 2025, qui avait plombé l'exercice précédent et mobilisé les équipes sur le retour à la normale des clients impactés. L'activité reste en retrait (82,4 M€ de chiffre d'affaires au premier semestre, en baisse de 4,8%) mais la valorisation reste basse pour un éditeur, avec un P/E 2026 estimé à environ 8x et un rendement supérieur à 3%. Prochain rendez-vous : les résultats semestriels, attendus le 9 septembre, qui devront confirmer le retour à une exploitation normalisée.
FLOP valeurs de la semaine
Advicenne -49,8%
Douche froide pour la biotech spécialisée dans les maladies rénales rares : la société a retiré cette semaine sa demande d'enregistrement aux États-Unis pour Sibnayal, son produit phare. Le dossier nécessite des travaux complémentaires sur la partie Chemistry, Manufacturing and Controls, impossibles à finaliser dans les délais de l'évaluation en cours. Le coup est d'autant plus rude que l'approbation américaine était présentée comme l'étape majeure de création de valeur à court terme, notamment dans le cadre de la procédure de sauvegarde ouverte en mai, et devait ouvrir la voie à un partenariat structurant. L'horizon de trésorerie court jusqu'au deuxième trimestre 2027, mais sans le catalyseur américain, le dossier devient très spéculatif.
Nexity -7,5%
La descente aux enfers continue pour le premier promoteur français : le titre a cassé le seuil des 7 euros en août et flirte désormais avec ses plus bas historiques, en recul de -35% sur un an, pour une capitalisation ramenée à moins de 400 M€. La publication semestrielle a confirmé les difficultés : chiffre d'affaires en repli de -18% à 1,06 Md€, inférieur aux attentes, et nette baisse des réservations, les primo-accédants ayant mis leurs projets en pause dans un contexte attentiste. Paradoxe du dossier : la restructuration porte ses fruits opérationnellement mais le marché refuse pour l'instant d'en tenir compte tant que le logement neuf ne redémarre pas.
Delta Plus Group -5,6%
Le spécialiste des équipements de protection individuelle déçoit une nouvelle fois avec ses semestriels : l'activité recule de -4,3% en organique, et le résultat opérationnel courant s'établit à 19,6 M€, soit une marge de 10,0% contre 10,7% un an plus tôt. Les points positifs existent (la marge brute progresse de près de 2 points à 57,7% et les acquisitions récentes sont fortement relutives) mais le marché retient surtout l'érosion du cœur historique européen et la hausse de l'endettement liée au financement des acquisitions. Le titre, déjà en repli marqué sur un an, ne trouve pas de raison de rebondir tant que la croissance organique ne redémarre pas.
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