Nexans : changement de tête

mercredi 04 juillet
Auteur: Rédaction MeilleurPlacement
Il y a 1 an - Le 04/07/2018 à 11h07

Pas besoin d'aller chercher bien loin quand on a les ressources en interne. Le conseil d'administration de Nexans vient de nommer Christopher Guérin au poste de Directeur Général. Il succède ainsi à Arnaud Poupart-Lafarge, qui avait annoncé en mars sa démission pour raisons personnelles.

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Agé de 46 ans, Christopher Guérin, a rejoint Nexans en 1997 et occupait depuis 2014, Directeur Général Europe et Directeur Business Groups Telecom/Datacom et des Matériels de raccordement d'énergie et membre du Management Board. En 2017, il a joué un rôle déterminant dans l'élaboration de l'actuel plan stratégique «Paced For Growth». Arnaud Poupart-Lafarge assurera jusqu'au 30 septembre 2018 une mission de conseil auprès du nouveau Directeur Général.

Le plan 2022 toujours d'actualité

Cette nomination tombe à point nommé pour Nexans. Le titre du fabricant de câbles a connu un premier semestre difficile. Il a été copieusement chahuté après l'annonce du départ d'Arnaud Poupart-Lafarge, considéré comme l'artisan du redressement de Nexans. Et plus récemment, Nexans a avertit sur résultats 2018, une déception qui n'a pas manqué de provoquer l'ire des investisseurs en renvoyant le titre sur ses plus bas du début de l'année 2016.

Pour l'instant, Nexans n'a pas remis en cause les objectifs présentés dans le cadre de son dernier plan annoncé en décembre dernier. L'industriel vise toujours une croissance organique de ses ventes de 25% à l'horizon 2022, pour atteindre 6 milliards d'euros de ventes à prix constants. Une progression de 50% de son excédent brut d'exploitation à 600 millions d'euros est également attendue par Nexans.

Une dimension spéculative ?

Depuis le début de l'année, la capitalisation de Nexans a fondu comme neige au soleil avec un titre qui lâche 30% sur la période et 40% depuis ses plus hauts de 2017. Cette baisse de tension de Nexans en Bourse pourrait donner des envies à son actionnaire de référence de secouer le cocotier. Le groupe chilien Quinenco qui détient 29% du capital de l’industriel pourrait profiter de cette fenêtre de tir idéale pour faire une offre sur le reste du capital d'une société en perte de vitesse sur le terrain boursier.

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