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Bourse
13/03/2026
Bonjour.
J'ai des DPS de Worldline. Est-ce intéressant d'y souscrire (6 actions pour 1 DPS) ou au contraire de les vendre ?
Merci
Bonsoir Jean-Claude,

Worldline a lancé une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription. Concrètement, chaque action existante donne un DPS, et un DPS permet de souscrire 6 actions nouvelles au prix de 0,202 euro par action. Les DPS sont négociables du 13 au 25 mars 2026, la période de souscription court du 17 au 27 mars 2026, et un DPS non utilisé à la fin devient sans valeur. Sur la base du cours de clôture du 10 mars, Worldline indiquait une valeur théorique du DPS de 1,045 euro et une valeur théorique ex-droit de l’action de 0,376 euro.

Le point essentiel est le suivant : souscrire permet de conserver son poids relatif au capital, alors que vendre les DPS permet d’en récupérer la valeur sans remettre d’argent dans le dossier. En revanche, ne rien faire est généralement le pire choix, car les droits finissent par expirer. L’opération est très dilutive : Worldline indique qu’un actionnaire détenant 1% du capital avant l’opération tomberait à 0,14% s’il ne participait pas.

Le prix de souscription très bas peut donner l’impression d’une bonne affaire, mais ce n’est pas automatiquement le cas. Un prix aussi décoté reflète aussi le niveau de risque élevé du dossier. Worldline réalise cette levée de fonds pour renforcer sa structure financière dans un contexte de forte perte de confiance du marché après plusieurs avertissements, des difficultés opérationnelles et des enquêtes qui ont pesé sur le titre. La société présente 2026 comme une année de transition et vise un redressement plus net à partir de 2027.

En pratique, souscrire revient donc à remettre du capital dans une valeur très spéculative, avec l’idée que le plan de redressement finira par fonctionner. Vendre les DPS revient plutôt à encaisser la valeur du droit tout en limitant l’exposition à un dossier encore fragile. D’un point de vue général, pour un investisseur grand public qui n’a pas de conviction forte sur le rebond de Worldline, vendre les DPS apparaît plus prudent que souscrire. La souscription ne se défend vraiment que dans une logique d’acceptation d’un risque élevé et de pari assumé sur un redressement de l’entreprise.

En une phrase : le prix est attractif en apparence, mais il rémunère un risque très important. Sauf forte conviction sur le retournement de Worldline, la vente des DPS paraît, de façon générale, plus raisonnable que leur exercice.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente soirée.
Bourse
13/03/2026
Bonsoir,
Pourquoi les banques françaises, pourtant solides avec d'excellents résultats financiers et des dividendes attractifs, reculent autant en Bourse dans le contexte actuel de guerre au Moyen-Orient ? En quoi les perspectives de stagflation peuvent-elles leur porter prejudice ?
Merci,
Nicolas
Bonsoir Nicolas,

Le recul des banques françaises en Bourse ne veut pas dire que leurs fondamentaux se sont soudainement dégradés. Le marché ne valorise pas seulement les résultats passés, il essaie surtout d’anticiper les prochains trimestres. Or, depuis l’embrasement du conflit au Moyen-Orient fin février 2026, les investisseurs redoutent un choc pétrolier, un retour des tensions inflationnistes et un net regain d’aversion au risque. Le Brent a dépassé les 100$, les actions bancaires européennes ont reculé, et les marchés ont revu en urgence leurs anticipations de taux. Dans le même temps, la Banque de France a indiqué que l’exposition directe du secteur financier français à cette crise restait limitée, ce qui montre bien que la baisse actuelle vient surtout d’une réévaluation des risques macroéconomiques, et non d’un doute brutal sur la solidité immédiate des banques françaises. Les banques européennes restent d’ailleurs globalement bien capitalisées selon les derniers stress tests et les travaux de supervision de la BCE.

Le risque de stagflation peut en revanche leur porter préjudice, car c’est un environnement très défavorable pour le secteur bancaire. La stagflation combine une croissance molle et une inflation élevée. Dans ce cas, les ménages consomment moins, les entreprises investissent moins, la demande de crédit ralentit et certaines opérations financières sont reportées. En parallèle, la hausse des coûts de l’énergie et le tassement de l’activité peuvent fragiliser les emprunteurs, ce qui augmente le risque de défaut et donc les provisions passées par les banques. Enfin, des taux durablement élevés ne sont pas forcément une bonne nouvelle dans ce contexte : ils peuvent soutenir certaines marges, mais ils pèsent aussi sur la capacité d’emprunt des clients, renforcent la concurrence sur l’épargne rémunérée et entretiennent l’incertitude sur l’économie. En somme, le marché sanctionne moins les bénéfices publiés que la crainte d’une rentabilité future sous pression. C’est pour cela que des banques solides, profitables et généreuses en matière de dividendes peuvent malgré tout baisser fortement en Bourse quand le scénario dominant devient celui d’un choc énergétique suivi d’une possible stagflation.

Nous vous souhaitons une excellente soirée.
Bourse
12/03/2026
Bonjour,
Au regard des résultats ainsi que des annonces du jour de RWE, qu'en pensez-vous ? Quelle est votre recommandation afin de se positionner ? Et quel objectif viser à moyen ou long terme ?
Merci à vous.
Philippe
Bonsoir Philippe,

Merci pour votre message.

RWE est un grand énergéticien allemand, actif dans la production d’électricité, les énergies renouvelables, le stockage et les solutions pour accompagner la transition énergétique.

Au regard des publications du jour, RWE laisse une impression globalement positive sur le plan industriel, mais plus nuancée sur le plan boursier au cours actuel. Les résultats 2025 sont solides, avec un EBITDA ajusté de 5,1 milliards d’euros et un résultat net ajusté de 1,8 milliard, tous deux en haut de fourchette. Le groupe a aussi confirmé un dividende de 1,20 euro au titre de 2025 et vise déjà 1,32 euro pour 2026. Surtout, RWE a présenté un plan de croissance ambitieux jusqu’en 2031, avec 35 milliards d’euros d’investissements nets et un objectif de bénéfice ajusté par action passant de 2,48 euros à 4,40 euros à cet horizon.

Le point fort du dossier est la visibilité qui se reconstruit. RWE ne dépend plus seulement des renouvelables : le groupe veut renforcer à la fois l’éolien, le solaire, les batteries et la production flexible. Les États-Unis deviennent le principal moteur de croissance, avec 17 milliards d’euros d’investissements prévus d’ici 2031 et une capacité installée qui doit passer de 13 à 22 GW. Cette orientation vers la production flexible, y compris des centrales à gaz de pointe, répond à une demande électrique en forte hausse, notamment liée aux centres de données.

Autre élément rassurant, la situation financière reste saine malgré les investissements et les rachats d’actions. À fin 2025, la dette nette ressort à 10,9 milliards d’euros, soit un niveau proche de celui de 2024, tandis que le ratio de fonds propres monte à 41% et que le levier reste contenu à 2,1. Le programme de rachat d’actions se poursuit en outre jusqu’au 3 juin 2026.

En revanche, tout n’est pas parfait. Une partie du bon cru 2025 a été soutenue par des éléments favorables qui ne se répéteront pas forcément au même niveau, notamment la cession d’un projet de data center au Royaume-Uni, qui a généré un gain comptable de 225 millions d’euros, ainsi qu’une contribution élevée d’Amprion. Par ailleurs, le groupe prévoit encore des dépenses très élevées en 2026, entre 6 et 8 milliards d’euros. Enfin, le management table sur un retour à des conditions de vent plus normales en 2026, ce qui rappelle qu’une partie des résultats reste dépendante de facteurs météo.

Sur l’action elle-même, le principal sujet est donc moins la qualité de l’entreprise que le niveau déjà atteint par le titre. Le marché a bien accueilli les annonces du jour : l’action gagnait encore 3,5% en séance et revenait sur un plus haut depuis 2010. Cela signifie qu’une partie du scénario favorable est déjà intégrée dans les cours.

Dans une optique générale et non individualisée, RWE ressemble donc davantage à une valeur de conservation ou d’accumulation progressive sur repli qu’à un achat d’urgence après la hausse du jour. Le dossier reste intéressant pour le moyen et le long terme grâce à la croissance attendue des bénéfices, au dividende en hausse et à la diversification du modèle. En revanche, le potentiel à court terme paraît plus limité tant que le marché ne voit pas des preuves concrètes que le plan 2026-2031 sera exécuté sans dérapage.

En termes d’objectif, une lecture prudente conduit à envisager à moyen terme une zone autour de 58 à 62 euros, ce qui reviendrait à prolonger modérément la revalorisation déjà engagée. À plus long terme, si RWE exécute correctement son plan et se rapproche bien d’un bénéfice ajusté par action de 4,40 euros en 2031, une zone de 65 à 75 euros paraît défendable. Cet ordre de grandeur relève toutefois d’une estimation fondée sur les objectifs annoncés par la société et sur une valorisation raisonnable, pas d’une certitude.

En résumé, RWE reste une belle entreprise du secteur énergétique européen, mieux armée qu’auparavant pour profiter de la hausse structurelle de la demande d’électricité. En Bourse, le dossier paraît toujours constructif à long terme, mais il semble désormais moins “bon marché” qu’il ne l’était il y a quelques mois.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente soirée.
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11/03/2026
Bonjour
Quels ETF sont indexés (directement ou indirectement) sur l’uranium ?
Merci d’avance.
Cordialement.
Bonjour Marc,

Pour un investisseur particulier français, il faut bien distinguer deux choses. Les ETF « uranium » disponibles en Europe donnent, dans la très grande majorité des cas, une exposition indirecte à l’uranium, car ils investissent surtout dans des actions de producteurs d’uranium, d’explorateurs ou d’entreprises liées au nucléaire.

En la matière, les principales références actuellement disponibles sont le VanEck Uranium and Nuclear Technologies (ISIN : IE000M7V94E1), le Global X Uranium (ISIN : IE000NDWFGA5) et le WisdomTree Uranium and Nuclear Energy Unhedged (ISIN : IE0003BJ2JS4).

Si l’objectif est une exposition plus directe au prix de l’uranium, il existe le Sprott Physical Uranium (ISIN : XS2937253818). En revanche, il ne s’agit pas d’un ETF mais d’un ETC. Son document d’information précise qu’il s’agit d’un titre de dette coté, adossé à un sous-jacent physique, et qu’il vise à répliquer la performance de l’uranium physique.

Pour un particulier français, ces ETF ont vocation à être logés dans un compte-titres ordinaire. En revanche, il faut distinguer l’éligibilité théorique et l’accès concret chez le courtier. Dans tous les cas, il faut garder à l’esprit que ces supports restent très volatils, surtout ceux concentrés sur les minières d’uranium.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente journée.
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10/03/2026
Bonjour ,
J’aimerais avoir votre avis sur ArcelorMittal. Cette action rebondit de manière impressionnante. Faut-il l’acheter er pourquoi un tel engouement du marché ?
Bonne journée
Bonjour Eric,

Nous sommes positifs sur ArcelorMittal. Le rebond du titre n’est pas seulement un mouvement spéculatif. Il s’appuie d’abord sur des résultats 2025 solides dans un contexte pourtant compliqué, avec un excédent brut d’exploitation de 6,5 milliards de dollars, un bénéfice net de 3,2 milliards, 1,9 milliard de dollars de flux de trésorerie d’investissement et un bilan jugé suffisamment robuste pour que Moody’s et Standard & Poor’s relèvent leur note de crédit en 2025. Le groupe a aussi relevé son dividende annuel à 0,60 dollar par action pour 2026, après 0,55 dollar au titre de 2025, tout en maintenant sa politique de rachats d’actions.

L’autre moteur, sans doute le plus important pour le marché, est l’amélioration de l’environnement européen. ArcelorMittal estime que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et le durcissement des quotas d’importation d’acier doivent réduire les importations, améliorer les taux d’utilisation des usines européennes et donc restaurer la rentabilité du secteur. Le groupe vise en parallèle une hausse de la demande mondiale d’acier hors Chine de 2% en 2026, anticipe une progression de sa production et de ses expéditions dans toutes les régions, et attend encore 1,6 milliard de dollars de contribution supplémentaire à l’excédent brut d’exploitation grâce à ses projets de croissance en 2026 et 2027. C’est cette combinaison entre soutien réglementaire, discipline financière et perspectives d’amélioration des marges qui explique l’engouement actuel.

En revanche, il faut garder à l’esprit que le dossier reste cyclique. Il dépend encore de la conjoncture industrielle, des prix de l’acier et de la bonne mise en œuvre des protections commerciales en Europe. Autrement dit, nous sommes favorables sur le titre dans une lecture générale du dossier, mais pas au point d’ignorer ces risques.

Cette appréciation reste générale et ne constitue pas un conseil personnalisé.

Bonne journée !
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10/03/2026
Bonjour, quelle est votre opinion sur Téléperformance ?
Merci
Bonjour André,

Nous sommes négatifs sur Téléperformance. Certes, le groupe a atteint ses objectifs 2025, mais la dynamique reste trop faible pour redevenir vraiment convaincante à nos yeux. Le chiffre d’affaires 2025 ressort à 10,2 milliards d’euros, en recul de 0,7% en données publiées et en hausse limitée de 1,3 % à données comparables. La marge opérationnelle courante est revenue à 14,6% contre 15,0 % en 2024, tandis que le flux de trésorerie disponible hors éléments exceptionnels a reculé à 901 millions d’euros contre 1,084 milliard un an plus tôt. En parallèle, les services spécialisés ont souffert, avec une baisse organique de 9,3 % sur l’année, notamment après la non-reconduction d’un contrat important.

Le point le plus gênant reste toutefois la visibilité 2026. Téléperformance ne vise qu’une croissance organique comprise entre 0% et 2%, avec un premier trimestre attendu en dessous même de cette fourchette annuelle, et une marge simplement stable autour de 14,6 %. Le groupe est aussi engagé dans une transformation importante autour de l’intelligence artificielle, avec des investissements accrus et un changement de direction générale à compter du 16 mars 2026, ce qui ajoute du risque d’exécution à court terme. En résumé, le dossier conserve des atouts, mais le manque d’élan sur l’activité, la pression sur certaines divisions et une trajectoire 2026 peu ambitieuse nous conduisent à rester prudents, donc négatifs, sur le titre.

Cette appréciation reste générale et ne constitue pas un conseil personnalisé

Bonne journée !
Bourse
09/03/2026
Bonjour,
Existe-t-il des ETF indexés sur le prix du pétrole et du gaz dont le cours est actuellement majoré en raison de la guerre en Iran ? Si oui, lesquels ? Et quels sont leurs codes ISIN ?
D'avance merci,
Pierre
Bonjour Pierre,

Oui, il existe des produits cotés permettant de s’exposer au pétrole et au gaz, mais avec une nuance importante : en Europe, il s’agit le plus souvent d’ETC ou d’ETP, et non d’ETF classiques. La raison est réglementaire : un ETF ne peut pas être adossé à une seule matière première comme le pétrole ou le gaz.

Pour le pétrole, les références les plus connues sont WisdomTree Brent Crude Oil (ISIN : JE00B78CGV99), et WisdomTree WTI Crude Oil (ISIN : GB00B15KXV33). Il existe aussi des versions couvertes contre le risque de change en euro, à savoir WisdomTree Brent Crude Oil - EUR Daily Hedged (ISIN : JE00B7305Z55), et WisdomTree WTI Crude Oil - EUR Daily Hedged (ISIN : JE00B44F1611).

Pour une exposition plus large au secteur de l’énergie, et pas seulement au brut, il existe également le support WisdomTree Energy (ISIN : GB00B15KYB02), ainsi que WisdomTree Energy - EUR Daily Hedged (ISIN : JE00B78NNV14) qui est sa version couverte contre le risque de change euro-dollar.

Pour le gaz, il faut distinguer le gaz naturel américain et le gaz naturel européen. Sur le gaz américain, le produit le plus connu est WisdomTree Natural Gas (ISIN : JE00BN7KB334), avec une version couverte en euro appelée WisdomTree Natural Gas - EUR Daily Hedged (ISIN : JE00B6XF0923). Sur le gaz européen, il existe WisdomTree European Natural Gas (ISIN : XS2872233403), qui donne une exposition aux contrats à terme sur le gaz TTF néerlandais, c’est-à-dire la grande référence du gaz en Europe.

Il faut toutefois garder à l’esprit que ces produits ne répliquent pas le prix “au comptant” affiché dans les médias, mais des contrats à terme. Cela signifie que leur performance peut parfois s’écarter de l’évolution intuitive du baril ou du gaz, notamment à cause des mécanismes de renouvellement des futures. Pour un investisseur grand public, ces produits sont donc plus adaptés à une exposition tactique qu’à un placement de très long terme. Si l’objectif est plutôt d’investir dans les grandes sociétés pétrolières et gazières, un ETF actions énergie peut être plus simple à comprendre, par exemple le SPDR S&P U.S. Energy Select Sector (ISIN : IE00BWBXM492), qui investit dans des valeurs énergétiques américaines, mais ne suit pas directement le prix du pétrole ou du gaz.

Un investisseur particulier français peut généralement accéder à ces supports via un compte-titres ordinaire ouvert chez une banque ou un courtier en ligne, car le PEA est centré sur les actions européennes et n’est en pratique pas l’enveloppe adaptée pour ce type de produit. Il suffit ensuite de rechercher le produit par son code ISIN ou son mnémo et de l’acheter en Bourse, certains étant même cotés sur Euronext Paris, comme WisdomTree Brent Crude Oil. Avant l’achat, il faut simplement vérifier que le courtier autorise bien les ETC / ETP sur matières premières pour les clients particuliers et que le document d’informations clés (DIC) est disponible, car ce document doit être remis avant la souscription.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente journée.
Bourse
09/03/2026
Bonjour,
Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, le pétrole monte, mais cela ne semble pas profiter à TotalEnergies.
Comment expliquer son parcours récent ? Comment envisager la suite pour Total en fonction de l'évolution du pétrole / de la situation ?
Merci
Bonjour Erwan,

L'action Total gagne environ 2,3% depuis le début des hostilités, après un pic à +8,5%.

Ce décalage est moins surprenant qu’il n’y paraît. TotalEnergies n’est pas un simple reflet du prix du pétrole. Son cours dépend aussi du gaz, du gaz naturel liquéfié, du raffinage, de l’électricité, de la politique de rachat d’actions et, surtout, du climat général sur les marchés. Or, la flambée récente du pétrole s’est produite dans un contexte où les actions européennes ont plutôt reculé, les investisseurs craignant un retour de l’inflation, des taux d’intérêt plus élevés et un ralentissement économique. Dans ce type de phase, une hausse du baril ne se transforme pas automatiquement en hausse équivalente du titre. Par ailleurs, le titre a fortement progressé ces derniers mois, limitant son potentiel d'appréciation à court terme.

Il faut aussi rappeler que la Bourse regarde moins le prix du pétrole du jour que sa capacité à rester élevé dans le temps. Si les tensions se détendent, si des réserves stratégiques sont utilisées ou si les flux de pétrole repartent plus normalement, une partie de la hausse du brut peut retomber assez vite. Le marché reste donc prudent avant de revaloriser fortement TotalEnergies. À cela s’ajoute un point récent : le groupe a réduit le montant de ses rachats d’actions au premier trimestre à 750 millions de dollars, même s’il a maintenu sa fourchette annuelle de 3 à 6 milliards de dollars pour un Brent compris entre 60 et 70 dollars.

Il faut enfin garder en tête que le modèle de TotalEnergies est très diversifié, ce qui constitue plutôt une force à long terme, mais rend la réaction du titre moins mécanique à court terme. Quand le pétrole monte, l’activité de production en profite, mais d’autres métiers peuvent être un peu moins porteurs. La direction a d’ailleurs expliqué qu’avec la remontée du brut, les marges de raffinage étaient revenues autour de 4 à 5 dollars par baril, ce qui compense une partie du bénéfice lié à la hausse du pétrole. Dans le gaz naturel liquéfié, les prix peuvent aussi évoluer avec un certain décalage à cause des contrats.

Pour la suite, le scénario reste plutôt favorable tant que le pétrole reste bien orienté sans provoquer un choc économique mondial trop violent. TotalEnergies conserve des bases solides, avec 15,6 milliards de dollars de résultat net ajusté en 2025, 27,8 milliards de dollars de trésorerie opérationnelle, un endettement maîtrisé autour de 15%, et un objectif de plus de 26 milliards de dollars de trésorerie en 2026 même avec un Brent à 60 dollars.

Le groupe vise aussi une hausse de 3% de sa production d’hydrocarbures et d’environ 25% de sa production d’électricité en 2026, ce qui montre que le potentiel du dossier ne repose pas uniquement sur un pétrole très élevé. Notre avis reste donc positif sur TotalEnergies : c’est l’une des opérations préférées sur le moyen et le long terme, et le titre figure dans le portefeuille défensif. Après une hausse de 4% en 2025 et de 24% pour le moment en 2026 (hors dividendes), nous visons toujours 75% sur le titre à moyen / long terme.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.
Bourse
05/03/2026
Bonjour,
J’ai acheté l’action Saint-Gobain il y a plus d’un an en pensant que cette action allait monter fortement en prévision des reconstructions à venir.
Non seulement elle n’a pas monté mais elle est vulnérable, en baissant rapidement au moment des secousses du marché !
Qu’en pensez-vous ?
Bonjour Eric,

Nous conservons un avis positif sur Saint-Gobain sur le moyen et long terme, l'action est présente dans notre portefeuille défensif.

L’idée d’acheter Saint-Gobain en anticipant un grand cycle de reconstruction paraît logique sur le papier, mais en Bourse ce type de scénario met souvent beaucoup de temps à se traduire dans les résultats et dans le cours. Les marchés ont tendance à intégrer les attentes très tôt, puis à “réévaluer” en permanence en fonction d’éléments plus immédiats comme la conjoncture du bâtiment, le niveau des taux d’intérêt, les coûts de l’énergie et des matières premières, la demande en rénovation, ou encore la dynamique économique en Europe et en Amérique du Nord. Or Saint-Gobain reste une valeur cyclique, c’est-à-dire liée au cycle économique et immobilier : quand les taux montent ou que l’activité ralentit, les projets de construction et certains travaux se reportent, ce qui pèse sur la perception des investisseurs, même si l’entreprise est solide.

Le fait que l’action baisse rapidement lors des secousses de marché n’est pas forcément le signe d’une fragilité “propre” à l’entreprise. Dans les périodes de stress, les investisseurs réduisent souvent d’abord les positions sur les valeurs industrielles et cycliques, plus sensibles au cycle économique, avant de revenir ensuite quand la visibilité s’améliore. Ce comportement peut donner l’impression d’une action “vulnérable”, alors qu’il s’agit surtout d’une sensibilité normale au contexte.

La vraie question à se poser est de savoir si la thèse d’investissement initiale est toujours valide et surtout si l’horizon de temps est cohérent. Les reconstructions et la rénovation énergétique peuvent soutenir le secteur sur plusieurs années, mais ce n’est pas un interrupteur qui s’allume du jour au lendemain. À l’inverse, si l’achat reposait sur une hausse rapide et “évidente”, l’expérience montre que ce type de pari est souvent décevant, car le marché a déjà en partie anticipé ou parce que d’autres facteurs dominent à court terme.

Enfin, si la baisse lors des mouvements de marché est difficile à vivre, cela renvoie moins au choix d’une action en particulier qu’à la gestion du risque : une valeur cyclique peut faire de bons parcours, mais elle peut aussi être chahutée. Dans ce cas, l’enjeu devient l’équilibre global du portefeuille, la diversification et le niveau d’exposition à un secteur sensible comme le bâtiment, afin d’éviter qu’une seule conviction ne pèse trop en période de volatilité.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Bonne journée
Bourse
04/03/2026
Bonjour,
Je souhaite investir dans le secteur de l'eau : tout ce qui est en rapport avec l'eau, compte tenu du fait que nous allons en manquer d'ici quelques années.
Existe-t-il un ETF or bleu ?
Bonjour Paul,

Investir dans le secteur de l’eau via les marchés financiers revient surtout à s’exposer aux entreprises qui rendent l’eau potable, la distribuent, entretiennent les réseaux, traitent les eaux usées, fabriquent des équipements (pompes, vannes, capteurs), ou opèrent des services liés aux infrastructures. L’idée de fond est pertinente car la raréfaction de la ressource, les besoins de modernisation des réseaux et les contraintes environnementales poussent à investir davantage dans ces métiers, mais il est important de garder en tête qu’un ETF “eau” reste un placement en actions, donc soumis aux cycles boursiers, aux valorisations et aux devises.

Une solution simple et diversifiée pour cette thématique est l’ETF Amundi MSCI Water (ISIN : FR0010527275). Cet ETF vise à répliquer un indice mondial centré sur la chaîne de valeur de l’eau (distribution, infrastructures, services publics, équipements et traitement), avec une sélection intégrant une approche ESG de type “best in class” et des exclusions liées aux controverses et au Pacte Mondial de l’ONU. Il donne ainsi accès, en une seule ligne, à un panier d’acteurs internationaux du secteur, avec par exemple des groupes comme Veolia, Waste Management, Republic Services, American Water Works, Pentair ou encore Veralto parmi les principales lignes observées au dernier rapport mensuel. Les frais courants (TER) sont de 0,60% par an et les dividendes sont distribués (généralement une fois par an). À noter également que cet ETF n’est pas éligible au PEA.

Voici ses performances, arrêtées à la clôture du lundi 2 mars 2026 :
+11,26% depuis le 1er janvier 2026
+0,37% en 2025
+42,36% en cumulé sur 3 ans
+60,59% sur 5 ans
+163,72% sur 10 ans

Pour une volatilité d'environ 13% sur 3 ans, ce support affiche un bon couple rendement / risque.

Dans une allocation bien diversifiée, ce type d’ETF est généralement plus adapté comme “brique thématique” venant compléter un socle d’ETF plus larges, avec un horizon d’investissement plutôt long, car le secteur peut traverser des périodes de sous-performance malgré une tendance structurelle porteuse.

L’ETF Amundi MSCI Water (FR0010527275) est éligible à nos assurances-vie Meilleurtaux Liberté Vie, Meilleurtaux Placement Vie et Meilleurtaux Allocation Vie.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Bonne journée

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