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Bourse
04/03/2026
Bonjour,
Je souhaite investir dans le secteur de l'eau : tout ce qui est en rapport avec l'eau, compte tenu du fait que nous allons en manquer d'ici quelques années.
Existe-t-il un ETF or bleu ?
Bonjour Paul,

Investir dans le secteur de l’eau via les marchés financiers revient surtout à s’exposer aux entreprises qui rendent l’eau potable, la distribuent, entretiennent les réseaux, traitent les eaux usées, fabriquent des équipements (pompes, vannes, capteurs), ou opèrent des services liés aux infrastructures. L’idée de fond est pertinente car la raréfaction de la ressource, les besoins de modernisation des réseaux et les contraintes environnementales poussent à investir davantage dans ces métiers, mais il est important de garder en tête qu’un ETF “eau” reste un placement en actions, donc soumis aux cycles boursiers, aux valorisations et aux devises.

Une solution simple et diversifiée pour cette thématique est l’ETF Amundi MSCI Water (ISIN : FR0010527275). Cet ETF vise à répliquer un indice mondial centré sur la chaîne de valeur de l’eau (distribution, infrastructures, services publics, équipements et traitement), avec une sélection intégrant une approche ESG de type “best in class” et des exclusions liées aux controverses et au Pacte Mondial de l’ONU. Il donne ainsi accès, en une seule ligne, à un panier d’acteurs internationaux du secteur, avec par exemple des groupes comme Veolia, Waste Management, Republic Services, American Water Works, Pentair ou encore Veralto parmi les principales lignes observées au dernier rapport mensuel. Les frais courants (TER) sont de 0,60% par an et les dividendes sont distribués (généralement une fois par an). À noter également que cet ETF n’est pas éligible au PEA.

Voici ses performances, arrêtées à la clôture du lundi 2 mars 2026 :
+11,26% depuis le 1er janvier 2026
+0,37% en 2025
+42,36% en cumulé sur 3 ans
+60,59% sur 5 ans
+163,72% sur 10 ans

Pour une volatilité d'environ 13% sur 3 ans, ce support affiche un bon couple rendement / risque.

Dans une allocation bien diversifiée, ce type d’ETF est généralement plus adapté comme “brique thématique” venant compléter un socle d’ETF plus larges, avec un horizon d’investissement plutôt long, car le secteur peut traverser des périodes de sous-performance malgré une tendance structurelle porteuse.

L’ETF Amundi MSCI Water (FR0010527275) est éligible à nos assurances-vie Meilleurtaux Liberté Vie, Meilleurtaux Placement Vie et Meilleurtaux Allocation Vie.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Bonne journée
Bourse
03/03/2026
Depuis le conflit au Moyen-Orient, des mouvements importants ont eu lieu sur des valeurs en Bourse. Dans l'hypothèse de l'affaiblissement rapide de l'Iran qui est plus isolé, un revirement boursier est fortement probable. Quelles sont selon vous les opportunités d'investissement qui vous paraissent les plus pertinentes pour un rebond possible ?
Bonjour Pierre,

En effet, quand un choc géopolitique se calme rapidement, la Bourse « dégonfle » souvent une partie de la prime de risque qu’elle avait intégrée. Dans le cas du Moyen-Orient, le principal canal de transmission, ce sont l’énergie et la logistique. Les tensions ont surtout pesé via la crainte de perturbations maritimes (détroit d’Ormuz) et la volatilité du pétrole, ce qui renchérit les coûts pour de nombreuses entreprises et entretient des craintes d’inflation.

Si l’hypothèse que vous évoquez se concrétise (affaiblissement rapide de l’Iran et dynamique de désescalade), le scénario le plus « mécanique » pour les marchés est une détente sur le pétrole et sur les coûts de transport / assurance, donc un soulagement pour les secteurs qui ont été pénalisés par la hausse des coûts et l’incertitude. C’est précisément là que l’on trouve souvent les meilleures opportunités de rebond, car ces secteurs sont cycliques : ils souffrent plus que la moyenne en période de stress, mais rebondissent plus fort quand la visibilité revient.

Dans ce cadre, les compagnies aériennes et, plus largement, le transport et le voyage figurent parmi les candidats naturels à un rebond. Leur carburant est un poste de coût majeur, et la moindre détente sur le pétrole, combinée à une normalisation des routes et des assurances, améliore rapidement leurs marges et la confiance des investisseurs. Le même raisonnement vaut pour l’hôtellerie et les acteurs du tourisme : quand le risque géopolitique baisse, les réservations repartent plus facilement, et la dépense « plaisir » revient, surtout si le climat général se détend. Des groupes comme Air France, IAG, Lufthansa ou Ryanair peuvent profiter d’un carburant moins coûteux et d’une reprise du trafic. Côté hôtellerie, Accor ou InterContinental Hotels Group sont typiquement exposés au redémarrage des réservations et au retour du tourisme international.

Le luxe peut aussi bénéficier d’un apaisement, même s’il est moins « directement » lié au pétrole. D’abord parce qu’une baisse de la tension géopolitique soutient généralement l’appétit pour le risque et les actifs haut de gamme (effet confiance). Ensuite parce que le luxe est très sensible au retour des flux touristiques internationaux et à la normalisation du transport aérien : quand les déplacements repartent, les achats en voyage et dans les grandes capitales reprennent souvent. Enfin, beaucoup de groupes du luxe ont un fort pouvoir de fixation des prix et des bilans solides, ce qui leur permet de convertir un regain de demande en résultats assez rapidement. LVMH, Hermès, Richemont ou Kering sont souvent scrutés quand la confiance revient, car ils combinent des marques fortes et une demande sensible aux cycles de consommation et aux flux touristiques.

Les banques font partie des cycliques qui peuvent profiter d’un scénario de normalisation, mais avec une nuance importante : elles aiment la stabilité et la baisse du risque de crédit (moins de défauts anticipés) et elles profitent souvent d’une reprise de l’activité (crédit, opérations de marché, fusions-acquisitions), ce qui peut soutenir leurs bénéfices. En revanche, si la détente géopolitique fait baisser fortement l’inflation anticipée et les taux longs, cela peut réduire une partie de l’effet favorable sur leurs marges d’intérêt. Autrement dit, la banque est plutôt une « idée de rebond » quand la peur retombe et que l’économie respire mieux, mais il faut garder en tête que la trajectoire des taux compte autant que le scénario géopolitique. BNP Paribas, Société Générale, Santander ou Intesa Sanpaolo peuvent bénéficier d’un climat plus stable et d’une activité économique plus dynamique.

Plus largement, parmi les actions cycliques, on peut aussi regarder les secteurs industriels et de consommation discrétionnaire qui subissent vite un choc d’incertitude (équipementiers, construction, certaines valeurs de biens de consommation non essentiels). L’idée n’est pas de parier sur « la paix » en général, mais de cibler les segments dont les profits sont les plus sensibles à trois variables qui se détendent en cas d’accalmie : le coût de l’énergie, le coût/les délais logistiques et la confiance des ménages/entreprises.

Parmi les cycliques industrielles, des acteurs comme Siemens, Schneider Electric, Vinci ou Saint-Gobain sont des candidats naturels quand les marchés se remettent à anticiper davantage de croissance et d’investissement. Bien sûr, ce sont des exemples de valeurs à surveiller dans ce scénario, pas une recommandation personnalisée.

Enfin, il faut être très clair sur le risque symétrique : si le scénario de désescalade ne se matérialise pas (ou si le marché l’anticipe puis le dément), les secteurs cités dans cette réponse sont justement ceux qui peuvent reperdre vite du terrain, car ils sont plus volatils. C’est pour cela que, dans la pratique, l’approche la plus robuste consiste souvent à se positionner progressivement (plutôt que « tout d’un coup »), et à privilégier une diversification par thèmes ou par secteurs (voire via des fonds / ETF sectoriels) plutôt qu’un pari concentré sur une ou deux valeurs.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Bonne journée
Bourse
03/03/2026
Bonjour,
Pourquoi le prix de l'or a perdu 3,5% mardi 3 mars, après 4 jours de conflit au Moyen-Orient ?
Bonjour Michel,

Vous avez raison sur votre intuition : quand le risque géopolitique monte, l’or a souvent tendance à être recherché. Mais au jour le jour, le prix de l’once ne réagit pas mécaniquement à une seule actualité, même majeure.

Mardi 3 mars, la valeur refuge qui a le plus attiré les flux n’a pas été l’or mais le dollar. Et, plus largement, tout ce qui ressemble à du cash. Le dollar s’est renforcé et les taux américains ont eu tendance à remonter, notamment parce que la hausse des prix de l’énergie ravive les craintes d’inflation et peut amener le marché à envisager des baisses de taux de la Fed plus lentes que prévu. Or, quand le dollar monte, l’or (coté en dollars) devient mécaniquement plus cher pour les acheteurs hors États-Unis, ce qui pèse sur la demande. Et quand les taux montent, détenir de l’or devient relativement moins attractif puisqu’il ne verse pas d’intérêt.

Enfin, il y a un mécanisme très “technique” mais fréquent en phase de stress : si les actions et les obligations baissent en même temps, certains acteurs doivent trouver des liquidités rapidement (appels de marge, réduction de levier). Ils vendent alors ce qu’ils peuvent vendre vite et en taille… et l’or fait partie des marchés les plus liquides au monde. Résultat : paradoxalement, un choc géopolitique peut provoquer une baisse temporaire de l’or, non pas parce que le conflit “n’a plus d’importance”, mais parce que la priorité immédiate devient la liquidité et le dollar. Ces prises de bénéfices interviennent d'ailleurs assez logiquement après les forte hausses de l'or qui l'ont récemment conduit sur de nouveaux sommets historiques : +64,5% l’an dernier et +20% environ depuis le début de 2026.

D’ailleurs, le rebond observé aujourd'hui (+1,1%) rappelle bien que la "dimension" refuge n’a pas disparu : elle s’exprime simplement par à-coups, en alternant phases de ruée vers l’or et phases de prises de bénéfices ou de ventes forcées, surtout après des mouvements extrêmes.

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Bonne journée
Bourse
02/03/2026
Bonjour,

Comment expliquez-vous que le CAC 40 et les indices européens baissent de plus de 2% alors qu'aux États-Unis les baisses sont beaucoup plus faibles ? Le pays est pourtant directement impliqué dans la guerre contre l'Iran, nous non.

Merci
Bonjour Bernard,

Merci pour votre message. Beaucoup d'investisseurs se posent la même question. Nous nous permettons donc de partager notre réponse à l'ensemble de la Communauté Bourse Privée. Nous l'avons également intégrée dans le Journal de la Bourse de ce soir.

Le CAC 40 repasse ce mardi sous les 8 100 points et chute de 3,46% à 8 104 points (après -2,2% hier). Wall Street recule d’environ d’environ 2%, sa pire séquence depuis le « Liberation Day » (les premières annonces de droits de douane par Trump au printemps 2025).

Le signal d’alerte vient des marchés de l’énergie : le Brent bondit de plus de 8% et dépasse brièvement les 85 dollars, un plus haut depuis juillet 2024, et le gaz européen s’envole encore de près de 30% après sa flambée d’hier, porté par la fermeture prolongée de la plus grande usine de gaz naturel liquéfié au Qatar et la paralysie du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une part majeure du pétrole et du gaz mondiaux.

On fait le point. Depuis vendredi soir, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 perdent désormais 5,5% et 4,8%. Côté américain, le S&P 500 et le Nasdaq limitent leurs pertes, pour le moment, à 1,2% et 1,5%. L’écart de performance est donc important entre l’Europe et les États-Unis. Et ce n’est pas intuitif ! Dans la mesure où les Américains participent activement aux frappes sur l’Iran, mais pas les Européens.

Pourquoi une telle différence ? Ces tensions font surtout grimper le risque sur l’énergie. L’Europe dépend davantage des importations de pétrole et surtout de gaz, donc une hausse des prix pèse sur le pouvoir d’achat, les coûts des entreprises et la croissance, tout en ravivant l’inflation. En matière d’énergie, les États-Unis sont pratiquement autosuffisants.

Par ailleurs, les investisseurs anticipent un dilemme pour la BCE (inflation plus forte, croissance plus faible), ce qui dégrade les perspectives de bénéfices. De plus, les grands indices européens sont plus exposés à des secteurs sensibles aux cycles économiques et à l’énergie (industrie, banques, transport, parfois le luxe comme en France et en Italie), alors que les indices américains sont davantage portés par les technologies et bénéficient aussi d’un effet “valeur refuge” en période de stress, avec des flux qui se dirigent vers le dollar et Wall Street.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Bonne journée
Toutes les questions
28/02/2026
Bonjour,
Votre avis sur LVMH et Hermès ?
Merci
Bonjour Olivier,

Nous restons positifs sur LVMH comme sur Hermès, il s’agit de deux dossiers de grande qualité pour un investisseur de moyen / long terme. Malgré un environnement plus heurté pour le luxe, les deux groupes conservent des atouts structurels rares : des marques mondiales très désirables, une forte capacité de fixation des prix, une génération de trésorerie élevée et des bilans solides. En 2025, LVMH a publié 80,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 17,8 milliards d’euros de résultat opérationnel courant, ce qui illustre une vraie résilience malgré un contexte géopolitique et économique perturbé.

Sur LVMH, notre opinion favorable repose avant tout sur la profondeur de son portefeuille de marques et sur sa diversification, qui lui permet d’amortir plus facilement les à-coups sectoriels. Le groupe a certes connu une normalisation après des années exceptionnelles, mais il continue de démontrer la solidité de son modèle, avec une croissance organique redevenue positive au second semestre 2025 et un quatrième trimestre encore en légère progression organique. À nos yeux, cela reste un acteur de référence, capable de traverser les phases plus volatiles tout en conservant un potentiel de rebond lorsque la visibilité s’améliore.

Nous sommes également positifs sur Hermès, qui continue d’afficher un profil encore plus défensif dans le secteur. Le groupe a dépassé pour la première fois les 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, avec une croissance de 9% à changes constants, tandis que son résultat opérationnel courant atteint 6,57 milliards d’euros, soit une marge de 41%, un niveau particulièrement élevé. Cette performance reflète la force de son positionnement très haut de gamme, la rareté entretenue de son offre et la fidélité de sa clientèle, autant d’éléments qui soutiennent la croissance même dans un marché du luxe moins porteur.

Bonne journée !
Bourse
28/02/2026
Bonjour,
Le conflit armé au Moyen-Orient aura forcément une influence sur les cours mondiaux des valeurs boursières. Quelles sont les valeurs refuge dans ce cas-là et qu'elle est la répercussion possible ou probable sur les cours du pétrole et du gaz ?
Pierre
Bonjour Pierre,

Lorsqu’un conflit s’intensifie, les marchés financiers réagissent souvent par une “fuite vers la sécurité”. Les investisseurs réduisent les actifs jugés risqués, comme une partie des actions, et privilégient ce qui a tendance à mieux résister quand l’incertitude augmente. Ce réflexe peut être marqué au début d’une crise, puis s’atténuer rapidement si la situation se stabilise.

Les valeurs de refuge les plus classiques sont l’or, certaines grandes obligations d’État et quelques devises considérées comme solides. Dans les faits, l’or a souvent tendance à monter dans ces phases, car il est perçu comme une réserve de valeur quand le climat devient anxiogène. Les obligations d’État de pays jugés sûrs (par exemple les bons du Trésor américain, ou, en Europe, des obligations de référence comme le Bund allemand) peuvent également être recherchées, car elles sont vues comme plus “défensives”. Côté devises, le dollar, le franc suisse et le yen sont fréquemment recherchés en période de stress, même si leurs mouvements peuvent varier selon le contexte et la politique des banques centrales.

Pour le pétrole et le gaz, l’impact le plus probable à court terme est une hausse, car le Moyen-Orient concentre une part majeure de l’offre mondiale et des routes maritimes cruciales. La zone du détroit d’Ormuz est particulièrement sensible : elle voit transiter environ 20% de la consommation mondiale de pétrole et une part importante du commerce de gaz naturel liquéfié. Dès que le marché craint des attaques, une baisse de production, ou des difficultés d’acheminement, une “prime de risque” se rajoute aux prix, ce qui peut faire grimper rapidement les cours.

Concrètement, les premières réactions observées ces dernières heures vont dans ce sens : le Brent a bondi de 12% (avec un pic au-delà de 82$ avant de se replier), tandis que le gaz européen a connu une envolée très marquée, sur fond de perturbations et de craintes sur l’approvisionnement. Si le conflit devait durer ou s’étendre, notamment via des dommages sur des infrastructures énergétiques ou un blocage durable des flux dans la région, un scénario vers 100 dollars le baril deviendrait crédible. À l’inverse, une désescalade rapide ferait retomber une partie de cette prime de risque et pourrait ramener pétrole et gaz vers des niveaux inférieurs aux actuels, même si la volatilité resterait élevée.

Ce lundi 2 mars, la Bourse de Paris recule nettement de 2,25% au moment où nous vous répondons, car les investisseurs s’inquiètent de l’escalade du conflit. Cette situation augmente l’incertitude et pousse beaucoup d’actions du CAC 40 à baisser.

La principale conséquence immédiate vient de la flambée (temporaire ?) du pétrole. Cette hausse profite aux grands groupes pétroliers, comme TotalEnergies (+3,5%), dont les résultats sont favorisés quand le baril monte.

À l’inverse, les compagnies aériennes sont pénalisées (Air France : -8%), car un carburant plus cher alourdit fortement leurs coûts, même si elles se couvrent partiellement contre ces variations. Les investisseurs anticipent aussi des perturbations de vols dans la région, ce qui ajoute un risque supplémentaire pour le secteur.

Les valeurs de défense, elles, progressent généralement dans ce type de contexte : la montée des tensions géopolitiques renforce les attentes de hausse des dépenses militaires, ce qui soutient des entreprises comme Thales (+1,5%) ou Dassault Aviation (+1%).

Enfin, Accor plonge de 9%, plus que les autres groupes hôteliers, car il est particulièrement exposé au Moyen-Orient : si la région est perçue comme moins sûre pour le tourisme, cela peut peser directement sur son activité et sur la confiance des marchés.

Enfin Pierre, nous vous invitons à lire notre Morning Zapping du jour, en complément à cette réponse.

Si vous le souhaitez, nous pouvons vous indiquer des solutions d'investissement adaptée à cette période agitée.

N'hésitez pas à nous écrire si vous avez la moindre question.

Bonne journée
Toutes les questions
02/03/2026
Bonjour,
Qu'elle est votre position actuelle sur ESSILOR ?
Merci
Bonjour Bernard,

Nous restons positifs sur EssilorLuxottica, qui figure parmi nos convictions de long terme. Le groupe continue d’afficher une dynamique solide, avec des résultats 2025 robustes, marqués par une croissance du chiffre d’affaires de 11,2% sur l’année et une nette accélération au 4e trimestre (+18,4%). Cette bonne orientation confirme la solidité du modèle, portée à la fois par ses activités historiques et par de nouveaux relais de croissance, notamment dans les lunettes connectées.

À nos yeux, le dossier conserve donc un profil attractif pour un investisseur de moyen/long terme, grâce à la qualité de ses fondamentaux, à sa puissance de marque et à sa capacité à continuer de croître dans un environnement pourtant plus exigeant.

Bonne journée !
Toutes les questions
02/03/2026
pourquoi accor perd 9%
Bonjour Nicolas,

Accor perd près de 9% car le marché sanctionne sa forte exposition au Moyen-Orient, qui représente environ 10% de son chiffre d’affaires selon Barclays. Avec l’embrasement du conflit dans la région, les investisseurs craignent un recul de la demande touristique, en particulier si des hubs majeurs comme Dubaï ou Abou Dhabi sont perçus comme moins sûrs ou subissent des perturbations. Or, cette présence au Moyen-Orient était jusque-là un vrai moteur de valorisation pour le groupe. Ce qui était un atout devient donc, à court terme, un facteur de risque, d’où la forte baisse du titre.

Bonne journée !
Bourse
27/02/2026
Bonjour,
J'avais récemment créé une ligne LVMH dans mon portefeuille, à 640 euros. J'avais noté que vous recommandiez la valeur à long terme. Je suis actuellement en perte de 14%, ce qui ne m'inquiète pas. Mais ce qui m'inquiète, c'est que j'entends ou lis beaucoup de commentaires disant que le secteur du luxe est plombé pour un long moment. Serait-il, selon vous, judicieux, que je vende cette ligne ?
Merci d'avance,
Serge
Bonjour Serge,

Il ne nous est pas possible de donner un conseil personnalisé sur la décision de vendre ou de conserver une action, car cela dépend de paramètres propres à chaque investisseur (horizon de placement, niveau de risque accepté, besoin de liquidités, diversification du portefeuille etc.). En revanche, sur le plan général, nous conservons un avis positif sur LVMH sur le moyen et le long terme : le titre est conservé dans notre portefeuille défensif car le groupe conserve, à nos yeux, un bon potentiel de rebond sur le moyen et le long terme.

Il est vrai que le secteur du luxe traverse régulièrement des phases plus difficiles, avec des périodes de ralentissement de la demande ou de prudence des consommateurs, notamment en Chine et aux États-Unis, ce qui alimente naturellement de nombreux commentaires pessimistes. Mais le luxe est aussi un secteur cyclique, et l’histoire montre que les leaders de grande qualité ont souvent la capacité de traverser ces passages à vide. LVMH fait partie de ces leaders mondiaux, avec des marques puissantes, une diversification de ses activités (mode et maroquinerie, parfums, cosmétiques, joaillerie, distribution, etc.), une présence internationale et une capacité à défendre ses marges grâce à son positionnement. Quand le sentiment de marché devient très négatif sur un secteur, la Bourse a aussi tendance à exagérer dans un sens comme dans l’autre, ce qui peut créer, à terme, un potentiel de rattrapage lorsque la visibilité s’améliore.

La question à se poser n’est donc pas seulement “le luxe est-il plombé ?”, mais plutôt “l’objectif est-il de tenir une valeur de qualité sur plusieurs années, en acceptant de la volatilité à court terme ?". Si l’horizon est de moyen / long terme et que la position reste raisonnable dans l’ensemble d'un portefeuille bien diversifié, une baisse temporaire n’est pas forcément un motif suffisant pour sortir. À l’inverse, si la position est devenue trop importante, si le risque est inconfortable, ou si l’horizon s’est raccourci, un ajustement peut se justifier dans une logique de gestion du risque et de diversification, indépendamment de LVMH.

En synthèse, notre avis reste positif sur LVMH et la valeur est maintenue en portefeuille, avec l’idée qu’un rebond est plausible à moyen / long terme, tout en acceptant que le chemin puisse rester volatil à court terme. Nous conservons un objectif de 750€ sur LVMH à horizon 3 ans (actuellement, les principales banques et les grands bureaux d'études visent 651€).

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Bonne journée
Toutes les questions
26/02/2026
Bonjour à toute l’équipe,
Que pensez-vous des résultats de Deutsche Telekom annoncés ce matin ?
Merci d’avance
Bonjour Stéphane,

Merci pour votre message.

Deutsche Telekom a réalisé de bons résultats en 2025, principalement grâce à ses activités aux États-Unis. Le groupe allemand de télécommunications a vu son chiffre d’affaires et ses bénéfices progresser malgré un effet négatif lié à la baisse du dollar. Sa filiale américaine T-Mobile a fortement contribué à cette performance en attirant des millions de nouveaux clients, tandis que la croissance a été plus modérée en Europe et légèrement en recul en Allemagne.

Sur son marché domestique, l’entreprise continue toutefois de développer la fibre optique, avec de nouveaux foyers raccordés, ce qui permet de rattraper progressivement le retard du pays. Deutsche Telekom mise aussi beaucoup sur l’intelligence artificielle, devenue un élément central de ses activités, et prévoit d’investir massivement dans une infrastructure dédiée en Allemagne en partenariat avec Nvidia.

La génération de trésorerie est en hausse, ce qui permet au groupe de maintenir le versement d’un dividende à ses actionnaires. Présent dans plus de 50 pays et comptant des centaines de millions de clients, Deutsche Telekom se montre confiant pour 2026 et prévoit de poursuivre sa croissance grâce à ses investissements et au dynamisme de ses activités, en particulier aux États-Unis.

Nous conservons donc un avis positif sur le titre, avec un objectif maintenu à 38€.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

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