Lundi 09 juin

Les marchés : Calme plat à Paris

La Bourse de Paris a entamé la semaine sur une note prudente, pénalisée par des volumes d’échanges faibles en ce lundi de Pentecôte. Le CAC 40 recule légèrement de 0,17%, à 7 792 points, dans le sillage d’un rebond global observé la semaine dernière, en particulier aux États-Unis, où le S&P 500 a progressé de 1,5% sur la semaine, revenant à moins de 2,5% de ses plus hauts historiques. Ce mouvement a été soutenu par un rapport sur l’emploi meilleur qu’anticipé, avec 139 000 créations nettes en mai (contre 130 000 attendues), malgré des révisions négatives sur les mois précédents. Une publication qui, sans écarter tous les doutes, a permis de dissiper en partie les craintes d’un net ralentissement conjoncturel.

En l’absence de véritable catalyseur, les investisseurs restent concentrés sur le dossier commercial sino-américain. De nouvelles discussions s’ouvrent ce lundi à Londres entre Pékin et Washington, dans l’espoir de prolonger une trêve douanière déjà fragile. En parallèle, les derniers chiffres chinois montrent un ralentissement. L'inflation continue de baisser pour le quatrième mois d'affilée, preuve que les mesures de relance peinent encore à relancer la consommation.

En mai, les exportations chinoises vers les États-Unis ont chuté de 34 %, tandis qu’elles ont augmenté de 11% vers le reste du monde. Un signe clair que Pékin cherche à se détourner du marché américain. Ce déséquilibre reflète les tensions toujours vives entre la Chine et les États-Unis, ce qui pousse les investisseurs à rester prudents, dans l’attente de signaux plus clairs pour relancer la hausse.


Les valeurs : Renault, Sanofi et TF1

Renault

Ce soir Renault progresse de 1,05% à 43,45€, soutenu par des discussions avec le ministère des Armées autour d’un projet de production de drones militaires en Ukraine, en partenariat avec une PME de défense. Si aucune décision n’a encore été prise, cette possible diversification dans un domaine stratégique, sur fond de tensions géopolitiques et d’un besoin massif de drones côté ukrainien, suscite l’intérêt du marché et redonne de l’élan au titre après plusieurs séances dans le rouge. Depuis le début de l'année, le titre cède 7%.


Sanofi

Le groupe pharmaceutique français recule de 1,06% à 87,47€ ce lundi, malgré l'annonce de la livraison anticipée de Beyfortus, son traitement contre le virus respiratoire, débutera dès le troisième trimestre. L’objectif est d’assurer une bonne couverture avant le pic de l’épidémie, prévu entre novembre et mars. Développé avec AstraZeneca, ce traitement est le seul destiné à tous les nourrissons avec une efficacité prouvée toute la saison. Depuis 2023, Sanofi a triplé sa production et doublé ses sites pour répondre à la demande. Une avancée importante dans le domaine des vaccins pédiatriques, mais qui ne suffit pas à soutenir le cours en Bourse. Les investisseurs restent prudents, dans un climat plus réservé sur les grands laboratoires. Depuis le 1er janvier, le titre cède près de 7%.


TF1

TF1 progresse de 0,35% à 8,51€, soutenu par l’annonce d’un accord stratégique de sous-licence avec France Télévisions. Le groupe partagera les droits de diffusion de deux grands rendez-vous sportifs de 2025 : l’Euro féminin de football en juillet et la Coupe du monde de rugby féminine en août-septembre. TF1, diffuseur officiel, conserve la majorité des affiches et les matchs clés, notamment ceux des Bleues, tandis que France Télévisions assurera la retransmission de 12 rencontres pour chaque compétition.

Cette collaboration renforce la visibilité des événements tout en permettant à TF1 d’optimiser ses droits audiovisuels. Le groupe s’assure une forte exposition sur des contenus premium, à fort potentiel d’audience, tout en maîtrisant ses coûts. Ce positionnement stratégique rassure les investisseurs, dans un contexte où les grands événements sportifs féminins prennent de plus en plus de poids dans les grilles de programmes et les recettes publicitaires. Depuis le mois de janvier, l’action éligible au PEA-PME affiche une hausse de 16%


L'agenda du lundi : Le verdict aproche

Cette semaine s’annonce à haut risque pour les marchés, avec l’inflation et les signaux de la Fed au cœur de toutes les attentions. Le point d’orgue aura lieu mercredi avec la publication très attendue de l’indice des prix à la consommation pour le mois de mai. Le consensus table sur une hausse de 2,5% sur un an, contre 2,3% en avril. Une inflation toujours persistante, combinée à un marché de l’emploi résilient, laisse peu de marge à la Fed pour envisager un assouplissement monétaire à court terme. Sauf surprise, les taux devraient rester inchangés lors de la réunion des 17-18 juin.

D’autres données clés viendront rythmer la semaine. Jeudi, l’indice des prix à la production est attendu en légère hausse de 0,2% sur un mois, tandis que vendredi, l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan devrait s’établir à 52, un niveau toujours proche des plus bas enregistrés en 2022.


Demain à la Une : L'état d'esprit US

Demain, les regards se tourneront vers les États-Unis avec la publication de l’indice de confiance des petites entreprises (NFIB Small Business Optimism Index) pour le mois de mai. Cet indicateur, scruté de près par les économistes, reflète la perception des patrons de TPE/PME sur l’économie américaine. Attendu stable autour de 95,9 (contre 95,8 le mois précédent), il permet de mesurer l’optimisme du tissu entrepreneurial local, souvent considéré comme un baromètre avancé de l’économie réelle. Toute surprise, à la hausse comme à la baisse, pourrait influencer les anticipations de croissance ou de politique monétaire.


Le lexique : Le NFIB Small Business Optimism Index

Le NFIB Small Business Optimism Index est un indicateur mensuel publié par la Fédération nationale des petites entreprises (NFIB) aux États-Unis. Il mesure la confiance des petites entreprises à travers une enquête menée auprès de plus de 600 dirigeants. Dix composantes sont analysées, notamment les intentions d’embauche, d’investissement, les attentes sur les ventes, l’évolution des profits ou encore l’accès au crédit. Chaque réponse est transformée en pourcentage net (positifs moins négatifs), ajustée des effets saisonniers, puis agrégée pour former un indice global, dont la moyenne historique est fixée à 100 (base 1986).

Un indice supérieur à 100 reflète un climat de confiance plus élevé que la normale, tandis qu’un chiffre inférieur à ce seuil traduit une forme de prudence ou d’inquiétude. Comme les petites entreprises représentent près de la moitié des emplois privés aux États-Unis, cet indice est considéré comme un baromètre avancé de l’activité économique. Il est scruté par les économistes et les marchés pour anticiper les dynamiques de croissance, d’emploi ou d’investissement à court terme.

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