Oui, je l'avoue, j'ai choisi un titre provocateur pour vous réveiller un peu : une fin de semaine de janvier, ça sent le coup de pompe.
Mais ce qui m'amène à me poser cette question c'est la petite musique qu'on entend depuis quelques jours sur le fait que la France résiste finalement assez bien à la crise politique et que c'est presque miraculeux.
Bon, vous avez compris, ce n'est pas un miracle.
"Incroyable quand même comme la croissance tient en France alors que c'est le chaos politique !
- Oui, c'est vrai. Et en plus, il paraît que ce sera encore mieux en 2026 !
- J'ai entendu que certains attendent 1,2% de croissance !
- On est forts quand même...
- Très forts. Malgré ce que nous racontent en permanence les mauvais esprits et les spécialistes du French Bashing.
- Cocorico ?
- Cocorico..."
La croissance française résiste.
Malgré une situation d'incertitudes permanentes.
Malgré le cirque du budget.
Malgré l'absence de visibilité fiscale.
Malgré, malgré, malgré...
Les entreprises, surtout les grosses entreprises, s'adaptent, en diversifiant leurs risques à l'étranger.
Bravo aux dirigeants d'entreprises.
Avec des secteurs qui tirent la croissance : la défense bien sûr et cela devrait accélérer grâce à l'Allemagne, l'aéronautique, le luxe ou encore le tourisme.
Les baisses de taux commencent également à permettre au secteur moribond de l'immobilier de respirer, un peu.
les consommateurs parviennent à la fois à épargner, à un taux record, et à consommer.
On n'est plus dans l'euphorie de l'après-Covid mais on consomme tout de même.
Pourquoi ? Pour une raison simple : le pouvoir d'achat en France a PROGRESSÉ malgré le sentiment général de baisse du pouvoir d'achat. Et il a progressé pour toutes les catégories de revenus, pas seulement pour Bernard Arnault et sa famille.
Pourquoi ? Parce que l'inflation s'est écroulée à 0,7%, et que les hausses de salaire sont certes modérées mais sont supérieures à l'inflation.
Donc hausse du pouvoir d'achat, donc épargne ET consommation.
Ce n'est pas un miracle !!
Je me tue à le répéter.
Faire 1% de croissance peut être correct alors qu'on chiffre l'impact de l'incertitude politique à 0,2% ou 0,3%.
Mais faire 1% de croissance avec un déficit public de plus de 5% c'est mauvais.
Très mauvais même.
répétons encore une fois une évidence : une vraie croissance n'est pas une croissance à crédit, et une vraie croissance s'appuie sur plus de travail et / ou plus de productivité.
Et là, on n'est pas au top.
Loin de là.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
La Bourse va-t-elle continuer sa course ?
Quels secteurs profitent du contexte actuel ?
Quels placements privilégier en 2026 ?
Quelles actions acheter ou vendre ?
L'année économique 2026 sera-t-elle normale ? Y a-t-il un miracle économique français ? Comment arrêter le tsunami commercial chinois ?
Avec nos Jedi de l'économie et de la finance, Virginie Robert de Constance Associés, Anne-Sophie Alsif de BDO, Eric Lewin de Bourse Direct et le monumentaaaaal Jean-Marc Daniel.
À ne pas manquer !
Sur BFM Business, ce soir à 20h et en replay samedi à 9h, et dimanche à 11h et 21h.
Et en podcasts sur toutes les grandes plateformes.
L'Allemagne bouge à nouveau.
Pas de quoi non plus pavoiser mais il semble que le plan de relance commence à "ruisseler".
0,2% de croissance sur l'année.
Après deux années de récession.
Et cela devrait évidemment s'accélérer en 2026 et surtout en 2027.
L'Allemagne n'est pas dans notre situation : elle a des équilibres financiers qui lui permettent de se relancer.
L'Allemagne pourrait voir sa croissance dépasser, enfin, les 1% en 2026.
Une croissance à crédit aussi mais avec un niveau d'endettement qui lui permet de s'endetter encore.
Il est loin le temps où le livret A brillait de mille feux avec ses 3%.
On était à 1,7%.
Et voilà que le taux va être abaissé à 1,5%.
Dès le 1er février.
L'exode va continuer.
Un exode qui va s'accélérer, et c'est normal, et c'est ce qu'il faut faire, vers les fonds en euros de l'assurance-vie, surtout quand ils sont boostés.
Le livret A décollecte à coups de milliards alors que l'assurance-vie atteint des nouveaux records.
Logique.
>>En savoir plus sur l'assurance-vie de Meilleurtaux Placement
TOUT VA TRÈS BIEN
Pour Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Merci pour eux.
Leurs meilleurs résultats depuis 2021.
Grâce à l'activité d'investment banking, en hausse de 50% pour Morgan Stanley, et de trading d'actions.
Quant à BlackRock, ils viennent de dépasser les 14 000 milliards d'encours.
Nous voilà rassurés.
Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement
"Après deux années de fortes turbulences, le marché immobilier a amorcé en 2025 une sortie de crise, avec une reprise progressive des ventes, une stabilisation des prix et des taux de crédit qui deviennent plus lisibles pour les ménages.
Pour 2026, le climat reste à la fois porteur et incertain : légère hausse des barèmes de taux et incertitudes fiscales et réglementaires pèsent sur l’investissement locatif traditionnel. Dans ce contexte, les SCPI continuent d’attirer ceux qui souhaitent profiter de l’immobilier sans gestion directe et avec une mutualisation des risques. Cette recomposition du marché crée notamment un terrain favorable pour les SCPI qui se lancent aujourd’hui. On vous en dit plus danscet article."
Par Dorian Abadie, Responsable Bourse Meilleurtaux Placement.
"Les places européennes ouvrent à l’équilibre ce matin (-0,03% pour le CAC 40 à 8 310 points), après plusieurs jours marqués par les tensions géopolitiques et des résultats d’entreprises. À Paris, le marché pourrait enregistrer une cinquième séance de baisse consécutive mais le recul hebdomadaire reste pour le moment limité à 0,6%. La prudence liée à la géopolitique et les interrogations sur l’indépendance de la Réserve fédérale ont provoqué des prises de bénéfices sur les grands indices cette semaine, après un début d’année très dynamique et une solide performance en 2025. Aux États-Unis, Wall Street a été soutenue hier par les bilans annuels de grandes banques et par les excellents résultats de TSMC, le géant taïwanais des semi-conducteurs."
La phrase du jour : "C'est infernal d'en être là", Patrick Martin, MEDEF, sur le désespoir des entreprises face à l'incertitude budgétaire ; Conseil de défense convoqué en urgence sur l'Iran et le Groenland, je m'attends au pire, j'espère qu'on ne va pas enlever Donald Trump ; Rachida Dati propose d'"accompagner les Parisiens lors du décès de leur animal de compagnie", elle n'a pas dit si ça incluait les poissons rouges et les hamsters ; L'article du jour dans le WSJ : "White-collar workers shouldn't dismiss a blue-collar career change", avec l'IA les cols blancs vont devoir se reconvertir dans les métiers manuels ; Trump veut faire financer les infrastructures d'électricité par les géants de la Tech ; Les emprunts libanais ont progressé de 25% en 2026 sur des espoirs de perte d'influence de l'Iran au Liban ; Le prix Nobel de la paix, la Vénézuélienne María Corina Machado, a donné sa médaille à Trump ; Les Échos en grève, les salariés refusent une proposition de hausse des salaires de 1% ; Je vous souhaite un excellent week-end ! ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.