Les marchés : Le marché retient son souffle
On a connu des séances plus palpitantes ! Le CAC 40 clôture ce soir en gain de 0,54% à 8 361 points. Tout s’est joué dans la dernière ligne droite, l’essentiel de la séance a été extrêmement calme. Malgré la réouverture de Wall Street cet après-midi (la séance d’hier était fériée outre-Atlantique), la volatilité est restée globalement atone en Europe.
Les investisseurs préfèrent attendre plusieurs événements importants prévus plus tard dans la semaine, dont des informations de la Banque centrale américaine, des chiffres sur la croissance et l’inflation des États-Unis, ainsi qu’une nouvelle vague de résultats d’entreprises en Europe.
À Paris, les publications des grandes sociétés ont momentanément ralenti, mais elles reprennent dès ce soir avec Carrefour, puis avec plusieurs grands noms comme Airbus, Air Liquide, Pernod Ricard, Renault, Orange, Accor, Danone ou encore Euronext dans les jours à venir.
Aux États-Unis, Wall Street évolue en petite hausse après un long week-end. Le marché reste marqué par la chute de la semaine précédente, notamment dans les secteurs des logiciels, du courtage et des transports.
Une partie de cette nervosité est liée à l’intelligence artificielle : elle coûte très cher aux grandes entreprises technologiques et fait aussi peur à certains secteurs qui pourraient voir leur activité radicalement bousculée. Pour l’instant, les bureaux d'études estiment que les investisseurs déplacent leurs capitaux d’un secteur à l’autre, sans fuir réellement les marchés.
Ce soir, nous vous dévoilons nos secrets pour gérer votre argent et une solution pour investir lorsque les marchés sont hauts. Restez à l’affût, nous aurons une annonce importante jeudi soir !
Les valeurs : AXA, Vicat et Figeac Aero
AXA
L’assureur français progresse de 2,73% à 38,76€, signant l’une des meilleures performances du CAC 40, après l’initiation du suivi du titre par Royal Bank of Canada avec une recommandation à l’achat et un objectif de 48€ (soit un potentiel de près de 24% de hausse). La banque canadienne estime que la valorisation actuelle du groupe reste trop faible par rapport à ses concurrents européens, alors même que la transformation stratégique menée ces dernières années a nettement amélioré la qualité et la stabilité de ses résultats.
L’assureur bénéficie désormais d’un positionnement renforcé dans l’assurance santé, la prévoyance et l’assurance dommages, des activités jugées plus rentables et porteuses à long terme. RBC anticipe une poursuite de la croissance des bénéfices grâce à la solidité financière du groupe et à une meilleure discipline tarifaire, estimant que la décote actuelle du titre n’est plus justifiée. À quelques jours des résultats annuels du 26 février, cette analyse remet la valeur sous les projecteurs. Depuis le début de l’année, le titre cède toutefois 5,5%.
Vicat
L’action Vicat chute de 3,55% à 70,70€, malgré des résultats 2025 globalement solides. Le cimentier a profité d’une fin d’année dynamique, portée notamment par la reprise de son activité en Suisse ainsi que par de meilleures performances au Brésil et en zone Méditerranée. Sur l’ensemble de l’année, chiffre d’affaires et rentabilité ressortent conformes aux attentes du marché, avec une progression des résultats et une génération de trésorerie correcte.
La sanction boursière provient surtout des perspectives 2026, comme bien souvent, jugées trop prudentes par les investisseurs. Le groupe ne prévoit qu’une croissance modérée de son activité et de ses résultats, invoquant un environnement économique et géopolitique incertain ainsi que des effets de change défavorables. Ces objectifs sont inférieurs aux attentes du marché, qui espérait une reprise plus marquée. Résultat, le titre recule nettement, malgré une année 2025 réussie, le marché redoutant un ralentissement de la dynamique en 2026. Depuis le début de l’année, l’action Vicat perd près de 8% à la Bourse de Paris.
Figeac Aero
L’équipementier aéronautique éligible au PEA-PME s’envole en Bourse après le contrat indien lié au Rafale dont nous vous parlions hier soir. L’action progresse de 12,07% à 11,05€, portée par l’annonce d’un accord supplémentaire avec Safran pour la production d’une pièce du moteur qui équipe l’avion de combat de Dassault Aviation. Ce contrat renforce la présence du groupe sur le programme Rafale, dont les cadences de production doivent augmenter dans les prochaines années pour répondre à la hausse des commandes militaires, notamment à l’export.
Le marché salue ainsi l’exposition croissante de Figeac Aéro à un programme militaire jugé très porteur pour la prochaine décennie, alors que les budgets de défense augmentent partout dans le monde. Cette dynamique améliore la visibilité commerciale du groupe sans nécessiter d’investissements industriels majeurs supplémentaires. Depuis le début de l’année, le titre gagne 1,5%.
La recommandation du jour : Nos secrets pour gérer votre argent
En 2025, la volatilité des marchés actions et la baisse du dollar ont mis à rude épreuve les investisseurs. Et ce n’est pas fini ! Dans ce contexte, notre gestion pilotée se démarque dans le classement du média Challenges, avec de solides performances pour un risque maîtrisé. Notre ADN : prudence, performances et frais au plus bas. Nous vous dévoilons tout dans cet article. Bonne lecture.
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Le placement du mardi : Comment investir quand...
... les marchés sont hauts ? Vous souhaitez investir mais l’imprévisibilité des marchés financiers vous freine ? Entre indices boursiers proches de leurs sommets historiques et incertitudes économiques persistantes, beaucoup d’épargnants hésitent à franchir le pas par crainte d’investir au mauvais moment.
Cette question revient souvent : comment investir quand les marchés sont hauts ? Car si attendre une baisse peut sembler prudent, rester à l’écart comporte aussi des risques, notamment face à l’inflation et aux opportunités manquées. Dans ce contexte, il existe des solutions conçues justement pour répondre à cette préoccupation : les produits structurés.
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Investir comporte un risque de perte en capital
Battle ! Le prochain krach
D’où viendra le prochain krach boursier ? Les marchés tiennent globalement bon depuis le début de l’année, mais les tensions restent nombreuses. Entre la chute de certains segments (comme les éditeurs de logiciels), les risques géopolitiques persistants et les incertitudes économiques, notamment autour de Donald Trump et de la politique commerciale américaine, les investisseurs avancent sur une ligne de crête.
Les valorisations sont toujours très élevées, la volatilité réapparaît par à-coups et chaque déclaration peut faire vaciller les indices. Comme toujours en Bourse, la vraie question n’est pas de savoir si un krach boursier surviendra, mais plutôt à quel moment il frappera. Selon vous, quel sera le véritable déclencheur du prochain krach ? L’éclatement de la bulle de l’IA ? Un choc géopolitique majeur ? Un tournant politique inattendu ? Un risque actuellement sous-estimé ? Nous sommes curieux de découvrir vos scénarios ! Répondez ici, on partagera demain soir vos réponses.
Demain à la Une : Fed, inflation et entreprises
Les places chinoises seront à nouveau fermées demain, limitant quelque peu les volumes investis au niveau mondial. La France et la Grande-Bretagne dévoileront leurs derniers chiffres d’inflation. Aux États-Unis, Wall Street surveillera la production industrielle, les commandes de biens durables (voir lexique) ainsi que le compte-rendu de la dernière réunion de la Fed.
Ce document est particulièrement suivi par les investisseurs, car il donne des indices sur les futures décisions de la Banque centrale américaine en matière de taux, lesquelles influencent directement le coût du crédit, les marchés financiers et l’économie mondiale. Enfin, plusieurs grands noms français publieront leurs résultats annuels ce mercredi : Orange, Euronext, Aéroports de Paris, Eramet, ainsi que les foncières Covivio et Carmila.
Le lexique : Les commandes de biens durables
Les commandes de biens durables correspondent aux nouvelles commandes passées par les entreprises et les ménages pour des produits destinés à durer au moins trois ans (par exemple des machines industrielles, des véhicules, des équipements informatiques ou aéronautiques). Publiées chaque mois, elles permettent de prendre le pouls de l’investissement et de la demande. Lorsqu’elles augmentent, cela suggère que les entreprises prévoient d’acheter et de produire davantage, ce qui peut signaler une économie en accélération.
À l’inverse, lorsqu’elles reculent, cela peut indiquer davantage de prudence et un ralentissement économique à venir. Pour les investisseurs, cet indicateur est important car il influence les anticipations de croissance et de profits (notamment dans l’industrie, les transports et les nouvelles technologies) et, indirectement, les taux d’intérêt via les attentes en matière d’inflation et de politique monétaire.