Nous sommes submergés d'informations sur la guerre en Iran.
De toutes parts.
Les médias rivalisent pour interroger des "spécialistes" qui ont tout vu et tout connu.
Certains sont pertinents. Très rares.
D'autres sont incompétents ou biaisés la plupart du temps par des sentiments personnels vis-à-vis des États-Unis et d'Israël qu'il n'est pas besoin de décrire.
Cela rend la situation anxiogène.
Il n'y a pas beaucoup de gouvernements européens qui souhaitent la victoire de Trump et d'Israël.
Ce n'est pas une surprise.
Étonnant de voir d'ailleurs une partie de la classe politique européenne défendre un régime indéfendable.
Mais on n'est pas ici pour faire de la politique, intérieure ou extérieure.
c'est d'avoir une vision la plus claire possible sur la situation réelle, sans se laisser guider par le bruit environnant, pour prendre les bonnes décisions en matière d'investissement et de placement.
Je précise "semble" car rien n'est simple.
Ce qui semble clair donc :
1. L'Iran "semble" sans défense. Elle a perdu la maîtrise de son ciel. Elle n'a plus de marine. Et la coordination a été rendue difficile voire impossible du fait d'un réseau de communication détruit ou compromis.
2. L'Iran "semble" avoir une capacité de nuisance dans la région qui diminue de jour en jour même si chaque missile ou chaque drone peut continuer encore à causer des dommages ou des pertes humaines dramatiques.
3. Ni les États-Unis, ni Israël, n'ont touché aux installations pétrolières. Et cela doit nous alerter. Ils ne visent pas à briser le pays, ils cherchent à briser le pouvoir des mollahs. Les États-Unis veulent mettre la main sur l'exploitation du pétrole iranien. Comme au Venezuela.
4. Compte tenu de ce qu'on apprend sur l'intelligence qui a permis depuis des années de préparer cette opération, compte tenu du niveau de corruption de membres du régime qui n'ont pas hésité à trahir, on peut imaginer que les États-Unis ont déjà une petite idée sur le ou les prochains leaders de la "transition démocratique" qui commenceront à s'exprimer quand la destruction des infrastructures du régime sera achevée.
La guerre n'est donc pas terminée mais on voit mal comment, avec ce qu'on sait aujourd'hui, comment elle pourrait "s'enliser".
de comparaisons avec la première guerre du Golfe après l'invasion du Koweït par l'Irak.
Notamment pour expliquer que la situation peut s'enliser en Iran et que la guerre peut durer 7 mois comme la première guerre du Golfe.
La comparaison n'est pas absurde mais on oublie de préciser que l'Irak a certes envahi le Koweït le 2 août 1990, mais la guerre n'a réellement duré que du 17 janvier 1991, date du début de l'offensive de la coalition menée par les États-Unis, à la fin du mois de février. 8 semaines donc.
aussi, toujours pour expliquer qu'on va passer de l'"embrasement" à l'"enlisement" cher aux commentateurs européens, qu'il faut regarder ce qui se passe en Ukraine.
Cette comparaison n'est absolument pas pertinente.
En quelques jours, les États-Unis et Israël ont une maîtrise totale du ciel iranien et les capacités de résistance sont détruites à une vitesse sidérante.
La Russie ce n'est pas les États-Unis et Israël.
Et l'Ukraine n'est pas un régime dictatorial isolé qui se bat pour sa survie mais un peuple tout entier, soutenu par les États-Unis et l'Europe, qui se bat pour sa liberté.
Et compte tenu des éléments d'information que nous avons tous en notre possession, la situation ne semble pas aussi négative que le pensent la grande majorité des “experts” et des investisseurs.
Mais si la situation devait évoluer, nous ne manquerons pas de changer d'avis si nécessaire et de vous alerter.
Gardez votre calme, soyez patients.
Et si vous voulez que tout aille encore plus vite, regardez la saison 3 de "Téhéran", revoyez "Fauda", ou replongez-vous dans une vieille saison de "24 heures chrono".
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
Compte tenu de la situation, nous avons décidé d'organiser un webinaire live lundi à 15h30.
Je ferai un point sur nos convictions, et nous avons des fortes convictions, et je répondrai à vos questions.
Connectez-vous lundi à 15h30 sur cece lien.
Spéciale "Guerre en Iran".
Les scénarios.
L'impact sur l'économie.
L'impact sur toutes les classes d'actifs.
Quelles actions acheter... ou vendre?
Quels placements privilégier dans ce contexte.
Avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Céline Piquemal de Piquemal Houghton Investments, Eric Bleines de Swiss Life Gestion Privée, Ana Boata d'Allianz Trade et Christopher Dembik de Pictet Asset Management.
À ne pas manquer.
Sur BFM Business, ce soir à 20h et en replay samedi à 9h, et dimanche à 11h et 21h.
Et en podcasts sur toutes les grandes plateformes.
Le conflit en Iran profite à la Russie, pourtant alliée de l'Iran.
Pour limiter la hausse du pétrole sur les marchés, les États-Unis ont autorisé temporairement l'Inde à acheter du pétrole russe.
Rappelons que l'Inde recyclait massivement le pétrole russe sous sanctions et que les États-Unis lui avaient interdit de continuer, sous peine de droits de douane punitifs.
Warren Buffett a pris sa retraite.
Et son successeur Greg Abel n'a pas attendu pour imprimer sa marque.
Il a décidé d'utiliser une partie du stock massif de trésorerie de Berkshire Hathaway pour racheter les propres actions de la holding d'investissement, considérées donc comme largement sous-évaluées.
L'idée : le meilleur investissement que nous pouvons faire avec notre argent c'est notre propre action.
Un tournant.
Par Sélina Seremet, Analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"Après une première semaine de guerre au Moyen-Orient marquée par une forte volatilité, la Bourse de Paris tente de se stabiliser. Le CAC 40 progresse légèrement de 0,4% ce matin, mais reste sous le seuil des 8 100 points, en repli d’environ 6% depuis le début de la semaine. Sur le front énergétique, le marché pétrolier montre des signes d’accalmie alors que Washington réfléchit à des mesures pour freiner la hausse des prix. Les investisseurs restent toutefois très attentifs à l’évolution des tensions géopolitiques, scrutant les indicateurs américains du jour. Les ventes au détail et surtout le rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis, attendus dans l’après-midi, devraient donner des indications précieuses sur la solidité de l’économie américaine et les prochaines décisions de la Réserve fédérale."
Le titre du jour dans le WSJ : "Téhéran combat avec des avions qui datent de la guerre du Vietnam"; Le Secrétaire de la Défense Pete Hegseth a annoncé que les attaques sur l'Iran allaient "surge dramatically" ; L'Élysée annonce qu'"Emmanuel Macron reste mobilisé", no comment ; Vincent Cassel va jouer dans la saison 4 de "White Lotus" qui va se dérouler à Saint-Tropez ; Trump n'envisage pas d'envoyer des troupes au sol en Iran ; Les États-Unis vont se fournir en intercepteurs de drones fabriqués par l'Ukraine ; Imaginez ma tête quand je suis tombé sur un dossier du FT : "5 façons dont la démographie va changer l'économie", j'étais tellement content que je l'ai gardé pour le déguster ce week-end ; Le titre du jour dans le Parisien sur les moniteurs d'auto-école qui "dérapent" : "Attention, tout n'est pas permis", pas mal... ; Du fait de la douceur exceptionnelle, les moustiques sont déjà de retour ; Toujours dans le Parisien, 83% des Français ont des troubles liés au syndrome de l'imposteur, notamment les femmes et les jeunes ; Je vous souhaite un excellent week-end ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.