Après une hausse quasi ininterrompue, les indices boursiers Tech sont entrés dans une zone de turbulences et ont chuté de façon brutale pendant la séance de vendredi.
À l'origine de cette baisse, plusieurs facteurs d'explication qui peuvent nous éclairer sur la tendance des indices boursiers dans les semaines qui viennent.
Tout a commencé avec la publication des chiffres de l'emploi américain pour le mois de mai.
On attendait 85 000 créations d'emplois.
Mais le chiffre est sorti largement au-dessus.
172 000.
Un signe de la résistance de l'économie américaine.
Surtout que les chiffres de mars et d'avril ont été révisés à la hausse de 93 000 en cumulé.
est resté inchangé à 4,3%, les prévisionnistes et les traders ont tiré une conclusion de cette publication : non seulement la Banque centrale américaine ne va pas baisser ses taux en 2026, mais elle va même les remonter une à deux fois avant la fin de l'année.
Un virage à 180°.
Qui a provoqué une panique sur les indices boursiers et en particulier sur les valeurs de la tech avec une chute de 4,18%.
Et pour le déclencheur de cette baisse.
Mais cette explication n'est que partiellement satisfaisante.
Car il se passe des mouvements de flux depuis quelques semaines sur les valeurs de la tech US qui expliquent l'extrême nervosité des marchés.
1. Il y a une nouvelle ruée des particuliers sur les valeurs de la tech depuis plusieurs semaines sur le thème, toujours, de l'IA, et sur le thème des puces et des semi-conducteurs. Une exubérance irrationnelle.
2. Cette ruée s'est faite d'ailleurs aux dépens des cryptos et on a assisté à des flux sortants du marché des cryptos qui se réorientent vers la tech.
3. L'introduction à venir de SpaceX provoque aussi des mouvements erratiques qui viennent perturber la lecture.
4. Et comme toujours, rappelons qu'une grande partie du trading est du trading algorithmique et le trading algorithmique amplifie les hausses comme les baisses.
Cette première secousse majeure est un signe de surexcitation des valeurs de la tech.
Peut-on parler de bulle ?
Oui. Probablement. Mais comme nous le répétons souvent, entre l'identification d'une bulle et l'éclatement d'une bulle, il peut y avoir des mois voire des années.
En conclusion, nous sommes dans une zone de turbulences et nous risquons d'avoir des journées de forte volatilité.
Prudence donc.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
On peut se poser la question.
L'Iran, pourtant dans une situation militairement et économiquement désastreuse, semble mener la danse.
Il a envoyé des missiles sur Israël qui, malgré l'appel à la retenue de Trump, a répliqué ce matin.
L'Iran a également envoyé des missiles sur les pays du Golfe.
Et on n'entend plus un seul mot sur les négociations.
L'Iran sait que plus on se rapproche des midterms, plus les électeurs sont mécontents et plus Trump est prêt à toutes les concessions pour arrêter le conflit.
Trump devrait relire "The art of the deal", écrit par Trump.
20,35 milliards €.
Drahi vend SFR à Bouygues Telecom, Iliad Free et Orange.
À hauteur respectivement de 42%, 31% et 27%.
C'est Bouygues qui va acquérir la plus grosse part donc avec une large partie de l'activité grand public et l'activité SFR Business.
Entre le "signing" et le "closing", il y a encore de nombreux obstacles mais une étape majeure a été franchie.
La décroissance de la France, l'inflation en zone euro, l'hystérie autour des méga-introductions en Bourse aux États-Unis, où va la Bourse, quelles actions acheter ou vendre, quels placements choisir ?
Avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Virginie Robert de Constance Associés, Isabelle Job-Bazille de Crédit Agricole, Christopher Dembik de Pictet AM, Pierre Schang de LFDE.
Avec nos Jedi de l’économie et de la finance réunis autour de Marc Fiorentino : Valentine Ainouz d’Amundi Institute, Stéphanie Maugey de la Financière d’Uzés, Sébastien Lalevée de Montpensier Arbevel et Jean-François Robin de Natixis CIB.
Pour voir le replay de l'émission : cliquez ici
Par Sélina Seremet, Analyste Bourse, Meilleurtaux Placement.
"La semaine démarre sous pression pour les marchés. Le CAC 40 recule de près de 1% ce lundi, pénalisé par la reprise des attaques entre Israël et l’Iran, qui fait bondir le pétrole et ravive les craintes inflationnistes. Mauvais timing pour des marchés déjà fragilisés par la remontée des taux américains et par les prises de bénéfices sur la tech. Le thème de l’intelligence artificielle, moteur principal de la hausse depuis des mois, montre des signes de fatigue. En Asie, le Kospi sud-coréen chute d’environ 5%, entraîné par les semi-conducteurs, au point de provoquer une suspension temporaire des cotations. Le mouvement est brutal, mais il faut rappeler que l’indice gagne encore 77% depuis le début de l’année. À Wall Street aussi, la nervosité est revenue : le Nasdaq 100 a plongé de 4,8% vendredi. Le marché ne panique pas encore, mais il commence clairement à reprendre une partie de ses gains."
Le titre du jour dans Bloomberg : "ECB risks repeating 2011 mistake with rate hike, economists warn", chronique d'une erreur annoncée de la BCE ; Xi Jinping en voyage en Corée du Nord, association de dictateurs ; Record absolu de chefs d'entreprise qui ont dû cesser leur activité en 2025, 61 459 (Le Figaro) ; 32% des parents en France pensent encore que les punitions corporelles apprennent aux enfants à bien se comporter (Ifop) ; Connaissez-vous le "looksmaxxing" ? Il s'agit d'opérations de chirurgie esthétique du visage pour avoir un visage plus viril ; Lors de l'adoption des congés payés en 1936, 80% des Français n'avaient jamais vu la mer ; La bonne nouvelle du jour : l'"Abandon", le film sur Samuel Paty, atteint les 500 000 entrées ; Attention, pépite séries : "L'affaire Moloch" sur Canal : thriller politique et d'espionnage haletant tchèque ; Selon Le Parisien, de plus en plus de vingtenaires se dopent à la testostérone ; Les heures du régime cubain sont comptées : les États-Unis menacent les entreprises étrangères qui y poursuivent leurs activités ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.