Donald Trump et Xi Jinping se retrouvent jeudi à Washington.
Pour leur deuxième sommet de l’année.
Au menu : commerce, IA, minerais critiques et chaînes d’approvisionnement.
Pour les marchés, une question domine : la trêve commerciale peut-elle tenir ?
Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
Derrière la diplomatie, l’enjeu du sommet est clairement économique : les États-Unis et la Chine représentent ensemble près de 40% de l’économie mondiale et restent profondément dépendants l’un de l’autre.
Depuis leur rencontre de mai à Pékin, Washington et Pékin tentent de stabiliser leurs relations économiques.
Mais le marché n’attend pas de grand accord jeudi. Plutôt un compromis pour éviter un nouveau cycle de droits de douane et de représailles commerciales…
La Chine domine largement la transformation de nombreux minerais critiques, indispensables aux semi-conducteurs, aux batteries, à la défense et à l’énergie.
Washington veut donc sécuriser ses approvisionnements et rendre les exportations chinoises plus prévisibles.
Derrière les terres rares se joue une bataille beaucoup plus large : celle du contrôle de l’industrie technologique mondiale.
Les États-Unis limitent depuis plusieurs années l’accès chinois aux puces les plus avancées, tandis que Pékin accélère pour réduire son retard technologique.
Ce week-end, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a proposé un mécanisme d’alerte commun en cas d’incident grave lié à l’IA.
Une ouverture limitée dans une compétition technologique beaucoup plus vaste.
Le yuan a atteint ce matin son plus haut niveau depuis plus de trois ans et demi face au dollar.
Surtout, la Banque populaire de Chine ne semble pas pressée de freiner sa hausse à quelques jours du sommet.
Un yuan plus fort rend les exportations chinoises moins compétitives et peut réduire les tensions commerciales avec Washington.
Mais le mouvement reste fragile : l’économie chinoise fait face à de grandes difficultés et la politique monétaire américaine continue de peser lourdement sur les devises mondiales.
Les investisseurs n’attendent donc pas de grande annonce...
Après des années de tensions commerciales et technologiques, davantage de visibilité serait déjà une victoire pour les marchés.
À l’inverse, une nouvelle escalade toucherait rapidement en Bourse les semi-conducteurs, l’automobile, les matières premières et les entreprises exposées à la Chine.
Bref ! Jeudi, l’enjeu ne sera pas de tourner la page des tensions, mais d’éviter d’en ouvrir un nouveau chapitre.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
Friedrich Merz sort très fragilisé des élections régionales de ce week-end en Allemagne.
La CDU, le parti conservateur du chancelier, recule à Berlin et subit surtout une défaite historique dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Avec seulement 4,9% des voix, elle passe pour la première fois depuis 1949 sous le seuil des 5% nécessaire pour entrer dans un Parlement régional.
L’AfD (extrême droite) arrive largement en tête avec près de 38%.
Ce nouveau revers intervient seulement deux semaines après la défaite de la CDU en Saxe-Anhalt et accentue la pression sur Merz.
Il reste en poste, mais ces défaites successives limitent ses marges de manœuvre.
Le risque politique contamine les entreprises.
Les groupes français accélèrent leurs émissions obligataires avant les présidentielles : ils ont levé 16 milliards d’euros sur les près de 60 milliards émis en Europe depuis mi-août.
Au total, les entreprises européennes ont déjà emprunté 357 milliards d’euros cette année, contre 442 milliards sur l’ensemble de 2025.
Mais emprunter coûte de plus en plus cher. La France emprunte désormais à 4,5% sur 10 ans, soit plus d’un point de plus que l’Allemagne, un écart record depuis 2012.
Les entreprises françaises préfèrent donc se financer maintenant, avant que les élections ne rendent leur dette encore plus coûteuse…
Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement.
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"Les places européennes démarrent la semaine dans le vert, soutenues par une petite baisse du pétrole et l’espoir d’une détente commerciale entre la Chine et les États-Unis.
Le CAC 40 gagne 0,55% ce matin, à 8 110 points. Mais Paris reste en baisse de 0,5% depuis le début de l’année et accuse un net retard sur les grands indices européens et mondiaux. Une première sanction face à l’instabilité budgétaire et politique française…
À Francfort, le DAX avance de 0,70% malgré la déroute politique de Friedrich Merz. Pour l’instant, les marchés préfèrent donc se concentrer sur les signaux positifs venus de l’international plutôt que sur les risques politiques européens."
L’Europe entre dans l’automne avec des réserves de gaz particulièrement faibles et des prix élevés, sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient ; Washington craint d’ailleurs une nouvelle escalade dans la région, après une attaque des Houthis sur Riyad, la capitale saoudienne ; Sans surprise, le parti de Poutine remporte largement les élections législatives ; Le titre rassurant du Figaro : “l’IA aurait “failli déclencher une guerre” entre les États-Unis et la Chine après avoir écrit un faux rapport de renseignement” ; La chute de Nike se poursuit : le groupe quitte le classement des 100 plus grandes actions américaines ; Le musée de George Lucas ouvre demain à Los Angeles après 17 ans de préparation et environ 1 milliard de dollars investis, avec Star Wars, Banksy, Frida Kahlo et les comics sous le même toit ; Une start-up britannique vient de lever 20 millions de dollars pour recréer sur scène des artistes sous forme d’avatars hyperréalistes, vivants ou morts. La promesse : (re)vivre des concerts mythiques.
* Les investissements Girardin Industriel présentent des risques, tels que le risque de remise en cause de l'avantage fiscal en cas de non-respect des conditions prévues par la loi ; le risque de défaillance de l'exploitant ou du monteur de l'opération ; le risque de perte totale du capital investi ; le risque de dépassement du plafonnement global des avantages fiscaux.
Les performances ou avantages fiscaux attendus ne sont pas garantis et dépendent notamment du respect des dispositions légales et réglementaires applicables.