Vous pensez peut-être que la réponse à cette question est simple : le pétrole est au-dessus de 100 dollars parce que les tankers ne circulent pas dans le détroit d'Ormuz et que les exportations de pétrole se sont effondrées depuis le début de la guerre en Iran.
Réponse logique mais fausse.
Explications.
restent élevés.
Plus de 100 dollars pour le brut US.
Plus de 110 dollars pour le Brent.
Le Brent avait certes atteint les 117 dollars au plus haut.
Il a donc baissé.
Un peu.
Mais il reste à des niveaux douloureux pour l’économie mondiale et pour le pouvoir d’achat des ménages.
Les réponses évidentes : la guerre en Iran, le détroit d’Ormuz, la chute des exportations de pétrole.
Oui, mais pas tout à fait juste.
Les exportations de pétrole du Moyen-Orient atteignaient 23.3 millions de barils par jour avant la guerre.
Elles sont aujourd’hui...à 24 millions de barils (WSJ).
Et les tankers circulent dans un détroit d’Ormuz quasi sécurisé par les États-Unis.
du niveau actuel des exportations et de la demande, selon le WSJ, le cours du pétrole aurait déjà dû baisser vers les 90$, un premier palier.
Mais ce n’est pas le cas.
Pour plusieurs raisons.
Simples.
et raison principale : les marchés anticipent une reprise de la guerre après les midterms.
Trump ne l’a pas caché, même s’il dit qu’il existe encore une chance d'accord.
Et les élections en Israël, avec le parti de Netanyahou en tête mais sans majorité et donc des négociations qui risquent de durer plusieurs semaines/mois, ne seront pas un obstacle à cette reprise.
Quant à l’Iran, il se prépare pour une riposte tous azimuts avec les installations pétrolières de la région en ligne de mire.
Le transport reste extrêmement dangereux.
Et les compagnies d’assurance demandent des prix astronomiques pour assurer les tankers.
Un coût supplémentaire significatif.
Les stocks, notamment les stocks de pétrole chinois, ont baissé et winter is coming, la Chine se remet donc à acheter.
Bref, tant que la guerre en Iran ne sera pas terminée, le pétrole restera à des niveaux anormalement élevés.
Mais quand elle se terminera, et elle se terminera, le pétrole chutera autour de 60/70$.
C’est notre anticipation.
QUOI DE NEUF ?
Illustration de ce que nous écrivions ici hier dans la newsletter.
Les résultats trimestriels.
Avec un effet ciseau : une explosion des investissements dans l’IA, plus de 50 milliards de dollars pour un seul trimestre.
51.3 milliards exactement contre la somme déjà spectaculaire de 44.9 milliards au deuxième trimestre.
Et un total prévu de 205 milliards sur l’année, 205 milliards de dollars, c’est environ toute la capitalisation de LVMH.
Hausse des investissements avec un ralentissement de la croissance des profits sur la partie publicité, l’activité de base, et des doutes sur la rentabilisation des investissements IA.
Les profits nets du groupe sont en baisse de 25% par rapport à l’année dernière.
Si la baisse de 10% se confirme à l’ouverture, c’est 400 milliards de dollars de capitalisation qui partent en fumée en un jour.
"La France reprend son titre de championne d’Europe des impôts" (Les Echos)
On est les champions !!!
Le Danemark avait cru pouvoir rester en tête mais nous avons regagné notre couronne.
Avec un bel écart.
Un taux de prélèvements obligatoires (part des impôts et cotisations par rapport au PIB) de 46% !!
Et les Danois ne sont qu’à 45.1%.
Alors, c’est qui les plus forts ?
Par Dorian Abadie, Responsable Bourse Meilleurtaux Placement.
"Le CAC 40 aborde l'ouverture autour des 7 945 points, en hausse de 0,75%. Les géants technologiques soufflent le chaud et le froid à Wall Street. Microsoft gagne près de 3% après clotûre, tandis qu'Alphabet plonge de 10%, menaçant d'effacer 400 milliards de dollars de valorisation. L'intelligence artificielle fascine toujours, mais les investisseurs deviennent plus exigeants, à juste titre ! Côté taux, la Banque centrale américaine a maintenu son statu quo hier, laissant planer le doute sur une nouvelle hausse en décembre. La BCE devrait l'imiter cet après-midi. Une séance à haut risque, entre décisions monétaires, inflation américaine et avalanche de résultats d'entreprises.
On en reparle ce soir dans le Journal de la Bourse."
Une des plus anciennes firmes d’avocats, Weil Gotshal & Manges (2200 personnes, plus de 2 milliards de dollars de CA) va se dissoudre du fait du départ de nombreux associés à la concurrence, historique ; Accident ferroviaire en Espagne : dramatique ; Le plus gros gagnant de paris sur la plateforme Polymarket a gagné 12 millions de dollars sur les paris sportifs sous le pseudo “Swisstony” (FT) ; La Fed n’a pas remonté ses taux ; Le Wegovy en comprimé va coûter 169€ par mois et il sera en vente à partir de lundi prochain, pour rappel il y a 10 millions de personnes obèses en France ; L’autre titre du jour dans Le Parisien : "Explosion des AVC chez les jeunes adultes, un tabou persistant" ; Sur Netflix un film sur “Unabomber” (il y a déjà eu une série sur le sujet) : bon rythme, bons acteurs (dont Russell Crowe) ; La couv' du jour "Immobilier : la baisse des prix est là" (Challenges) ; Suivez-moi sur X et LinkedIn en cliquant sur les liens.