La future tranche d'impôt à 75% sur les hauts revenus initialement prévue pour être exceptionnelle pourrait durer «le temps du désendettement», a affirmé le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, en fin de semaine dernière à l’antenne d’Europe 1.
Les grands groupes tricolores n’ont pas tardé à riposter à la menace fiscale qui plane sur leurs cadres, bien avant l’entrée en vigueur de la loi. Alors, certaines entreprises rivalisent d’imagination pour contourner la mesure. Elles pourraient installer à l’étranger leurs dirigeants qui ne souhaitent pas venir ou rester en France. Aussi, les groupes français pensent à baisser la rémunération de leurs dirigeants restés dans l’Hexagone afin que leurs salaires ne soient pas taxés à 75%…
C'est que le provisoire pourrait donc durer devant l’ampleur de la tâche budgétaire. Le gouvernement prévoit en effet un retour à l’équilibre 'équilibre des comptes publics en 2017 Alors ceux du haut du pavé fiscal pourraient donc être mis à contribution un peu plus longtemps que prévu, « le temps du désendettement » pour reprendre les mots du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac prononcés jeudi à l’antenne d’Europe 1. Cette prorogation de cette mesure lui « paraît nécessaire». Or, « le temps du désendettement risque, je le crains, de prendre un peu plus qu'un, deux ou trois ans », précise le ministre.
Jérôme Cahuzac précise qu’une «fois que le pays aura été remis sur des rails peut-être plus prospères et plus justes, la question du retrait de cet impôt exceptionnel se posera alors». Il espère que grâce à cette mesure «les écarts insupportables de rémunération que l'on peut constater aujourd'hui appartiendront au passé».