L'hystérie collective des investisseurs pour ces 5 pays leaders des émergents s'est brusquement calmée. Les indices boursiers sont en retard, la croissance ralentit et les investisseurs préfèrent chercher les pays émergents suivants, comme le Mexique, la Thailande ou l'Indonésie. Et les pays "frontières' comme certains pays d'Afrique. Why ?
Sommet des Brics aujourd’hui en Afrique du Sud
Le Brésil, la Russie, L’Inde, la Chine auxquelles s’est jointe l’Afrique du Sud en 2011 se rencontrent à un tournant de leur développement économique. On peut dire que la phase d’exubérance irrationnelle et d’hystérie collective des investisseurs pour ces Eldorados est terminée. En même temps que la phase des taux de croissance spectaculaires.
Les taux de croissance restent tout de même très élevés
Quand on les compare au zéro de l’Europe et aux pays développés, on a entre 3 et 4% de différentiel de croissance. Mais plus les émergents émergent et plus ils sont confrontés à des problématiques de pays développés. Le Brésil est la lanterne rouge du groupe, la croissance en Russie est proche de zéro, l’Inde se bat avec l’inflation, l’instabilité politique et les déficits, la Chine essaie de dégonfler ses bulles spéculatives tout en maintenant une croissance supérieure à 7% pour préserver l’emploi et l’Afrique du Sud paie l’exposition de son commerce extérieur avec l’Europe.
Et les performances boursières de ces pays s’en ressentent
Tous les indices boursiers des BRICS sont en retard. Les investisseurs privilégient les Etats Unis, le Japon et surtout les pays émergents hors Brics comme le Mexique, la Thailande ou l’Indonésie. La mode des Brics est un peu passée.