Comme d’habitude, Alcoa (AA-US) a ouvert le bal des publications trimestrielles hier soir à Wall Street. Et la saison commence bien, le géant américain de l'aluminium ayant dévoilé un bénéfice net en hausse de 59% au titre du premier trimestre, soutenu par des gains exceptionnels.
En revanche, le chiffre d'affaires a reculé de 2,9% à 5,83 milliards de dollars. Des revenus plombés avant tout par la baisse des prix de l'aluminium. Sur la période, les prix de l'aluminium, le cœur de métier d'Alcoa, ont affiché un repli de 1,4% sur un an mais ont rebondi de 3,1% par rapport au trimestre précédent. Une baisse des prix du métal, « liée à un excès persistant de l'offre sur la demande malgré les réductions de production » opérées par le groupe.
La société a également pris des mesures de recentrage de ses activités sur des produits à marges plus élevées et moins exposés aux baisses des prix des métaux en réponse à ces difficultés.
Les volumes de livraisons toutefois, ont diminué de 5,5% sur un an et ressortent en baisse de 4,4% par rapport au quatrième trimestre
"Le trimestre a été robuste grâce à une rentabilité record dans nos activités aval, une amélioration de nos résultats dans le segment intermédiaire, et une performance remarquable en amont en dépit de l'affaiblissement des prix des métaux", a indiqué le patron d'Alcoa, Klaus Kleinfeld, dans un communiqué.
Le géant industriel, dont la publication constitue un bon baromètre de la santé de l’économie, a publié sur le trimestre écoulé un bénéfice net de 149 millions de dollars, soit 13 cents par action, contre 94 millions de dollars, soit neuf cents par action, un an plus tôt.
Toutefois, il faut souligner que le groupe a vu son bénéfice net gonflé par une plus-value fiscale et l'impact positif de la mise à la valeur de marché de ses contrats d'énergie. En excluant ces éléments exceptionnels, le résultat net des activités poursuivies est ressorti à 11 cents par action contre 10 cents un an plus tôt et 8 cents attendu.
En guise de perspectives, le président-directeur général du géant minier Alcoa (AA), Klaus Kleinfeld, s'est déclaré "relativement optimiste", estimant que l'année 2013 serait meilleure que 2012, alors que le groupe tente de réduire son exposition aux fluctuations des prix des métaux.