Le «sérieux budgétaire» est de rigueur ! Alors, pour remplir cet impératif, « le poids des prélèvements obligatoires continuera d’augmenter légèrement l’an prochain, alors qu’il devait être stabilisé », affirme ‘Les Echos’ mais le journal ne cite toutefois ses sources. Un montant de quatre milliards d’euros est évoqué par le quotidien économique.
« Le taux de PO atteindrait 46,3 % de PIB en 2013 (prévision inchangée), puis 46,5 % en 2014, contre 44,9 % fin 2012, un taux qui égalait jusque-là le record historique de 1999 », souligne ‘Les Echos’. C’est que le gouvernement doit donner un sacré coup de collier afin de redresser les finances publiques. D’après ‘Les Echos’, il entend réduire « le déficit structurel (hors effets de la conjoncture) de 1 point de PIB l’année prochaine, soit un nouvel effort de quelque 20 milliards d’euros en perspective. » Le but étant de ramener son déficit à 2,9 % de PIB en 2014, après 3,7 % cette année.
« Cette nouvelle hausse des prélèvements de 0,2 point de PIB équivaut « à 4 milliards d’euros », ajoute le quotidien. Elle « surviendra en dépit du crédit d’impôt compétitivité, qui représentera une baisse d’impôts de 10 milliards en 2014 (mais qui est financée en partie, à hauteur de 6 milliards, par des hausses de TVA), ajoute-t-il.
Au final, ‘Les Echos’ avancent que « les prochains textes budgétaires comprendront donc un solide volet de prélèvements fiscaux et sociaux, supérieur à 10 milliards d’euros ». « Si le gouvernement s’est appuyé essentiellement sur des hausses de prélèvements en 2013, il a promis de concentrer le tir sur les dépenses en 2014 : les mesures de redressement porteront aux deux tiers environ sur des économies. » ajoute-t-il.