Ce jeudi et vendredi soir, l’Elysée met aux enchères à l’Hôtel Drouot, 1 200 bouteilles, soit un dixième de la cave présidentielle, au cours d’une vente aux enchères exceptionnelle, confiée à la Maison de Ventes Kapandji Morhange.
Le but étant de renouveler la cave présidentielle par autofinancement. Pour la petite histoire, la cave présidentielle a été créée en 1947, sous la présidence de M. Vincent Auriol. Le produit de cette vente sera réinvesti dans des vins plus modestes et l’excédent sera reversé au budget de l’État.
Seront à l’honneur Pomerol – Petrus en tête – Saint-Émilion et ses grands Cheval Blanc, Ausone et Angelus, ainsi que Saint-Estèphe et son légendaire Cos d’Estournel. L’intérêt des amateurs se portera également sur la noblesse de Saint-Julien, Gruaud-Larose et Ducru-Beaucaillou. Les Graves s’illustrent par des Haut-Brion rouge et blanc, mais aussi des Mission Haut-Brion en magnum du millésime 1982. Seront également à portée d’enchères Châteaux Margaux, Yquem – premier cru classé supérieur en 1855 – dans des formats magnum du grand millésime 1990, entre autres, soutenus par Climens et Suduiraut. La Champagne sera représentée de son coté par la cuvée Clos du Mesnil de Krug, millésimée 1985. La vallée du Rhône par des Châteauneuf du Pape du Vieux Télégraphe.
Parmi ces crus d’exception des appellations plus modestes seront également offertes aux enchères. Les estimations s’échelonnent en effet de 15 euros la bouteille à 2 200 euros. Il faut compter 2000 euros pour un Petrus 1990 et pour les petits budgets de nombreuses bouteilles seront accessibles à moins de 100 euros. Trois bouteilles de Riesling vieilles vignes 1989 sont estimées 30 à 50 euros, des lots de trois bouteilles de Meursault sont proposés autour de 90 à 120 euros alors qu'il faudra mettre 90 à 100 euros pour six bouteilles de Monbazillac de 1990 ou 50 à 80 euros pour un Vouvray " Clos du Bourg " de 1971 . Bonne dégustation mais avec modération…