Tonnellerie François Frères n’a pas publié des comptes annuels en bois. Bien au contraire, le fabricant de fûts en chêne a vu son chiffre d'affaires grimper de 41,8% à 163,1 millions d'euros, soutenu par la résistance du marché du vin et le dynamisme du whisky. Il a donc légèrement dépassé son objectif de chiffre d'affaires qui était logé à 160 millions d’euros.
Le groupe a bénéficié de la bonne tenue du marché du vin, en progression organique de 4,4%. Le dynamisme aux Etats-Unis a compensé la faiblesse des vendanges européennes, pour un hémisphère Sud globalement stable. Il également profité de la forte croissance du whisky (distilleries écossaises et asiatiques). La croissance organique de cette branche s'est élevée à 32,1% sur les 12 derniers mois.
La rentabilité du groupe s’est également améliorée avec un résultat opérationnel a bondi de 44,8% à 33,6 millions, faisant ressortir une marge en hausse de 40 points de base à 20,6%. Le résultat net part du groupe s'est élevé à 22,5 millions, représentant une marge nette de 13,8%.
Le groupe est également parvenu à renforcer son bilan en réduisant de 10 millions son endettement. Avec une dette nette de 26 millions à fin avril, il semble en mesure de poursuivre sa politique d'acquisitions ciblées après le rachat de Radoux en mars 2012.
Tonnellerie François Frères ne s’est pas aventuré à annoncer de prévisions chiffrées mais annoncé que l'exercice en cours se présentait favorablement. Le groupe devrait bénéficier en effet d'une comparaison avantageuse sur les marchés européens après un exercice difficile. Il s'appuiera aussi sur la poursuite de la dynamique aux Etats-Unis et sur la croissance soutenue des activités whisky.