Les dernières ventes de Carrefour sont satisfaisantes alors que la consommation française est en berne.
Le numéro un européen de la distribution a vu ses ventes s’apprécier de 2,2% à 20,46 milliards d'euros, un chiffre en ligne avec les 20,47 milliards d'euros attendus par les analystes interrogés. Avec l’impact calendaire et de l’essence, les facturations affichent un repli de 0,6% en données publiées.
En France, les ventes ont reculé de 1,1% en données comparables hors essence, avec une baisse de 1,8% pour les supermarchés et une performance positive de 0,8% pour les formats de proximité. Ailleurs en Europe, Carrefour accuse une baisse de ses ventes de 4,3% à données comparables hors essence, avec une chute de 9,9% en Italie, où la crise continue de frapper durement, et une baisse plus limitée (-2,6%) en Espagne.
Les pays émergents sauvent les meubles notamment l’Amérique Latine qui se distingue avec une croissance des ventes de 8%s, avec cependant une croissance plus ralentie au Brésil (+7,1% en comparable après une hausse de 10,6% au premier trimestre), où un effet calendaire a défavorablement joué (décalage de Pâques). Surtout, les ventes redeviennent positives en Chine, dans l'alimentaire comme le non alimentaire, avec une hausse de 0,4% à magasins comparables. .
Concernant le consensus des analystes pour le résultat opérationnel courant du groupe en 2013, qui oscille autour de 2,2 milliards d'euros, Pierre-Jean Sivignon, l'a jugé "raisonnable" à condition que les parités monétaires ne se dégradent pas davantage, notamment au Brésil.