La date butoir de la réforme des retraites arrive à grand pas, les arbitrages devant être rendus d’ici un mois. Le sujet le plus important à traiter est celui du financement, sachant qu’il faut trouver 7 milliards à l’horizon 2020 pour le seul régime des salariés du privé. Le rapport Moreau proposait une augmentation des cotisations retraites pour les employeurs et les salariés. Mais il semblerait que cette piste soit de moins en moins envisagée, privilégiant une hausse de la CSG.
Plusieurs possibilités sont en cours d’études, entre autres, la fiscalisation de la bonification de 10 % pour les parents de trois enfants, le gel des pensions, etc. Mais cela ne suffira pas, loin de là, et un autre dossier sensible susciter dès lors des débats: comment mettre à contribution les actifs, sans toucher à leur pouvoir d’achat, et les entreprises, sans augmenter le coût du travail.
Le rapport Moreau présenté le mois dernier a préconisé dans tous ses scénarios de relever d’au moins 3 milliards d’euros les cotisations retraite pour les employeurs et les salariés. Le gouvernement considérait au début de la concertation que c’était une option centrale. Si elle reste sur la table, elle semble moins probable aujourd’hui. Car les pressions sont nombreuses pour ne pas pénaliser une compétitivité que l’on cherche à doper avec le crédit d’impôt compétitivité. Bruxelles déconseille l’option cotisations, et le patronat est vent debout contre. Certains, comme le Medef, défendent l’idée de compenser la hausse des cotisations retraite par une baisse des cotisations famille. Cela permettrait de compenser à la hausse de cotisation. Celle-ci étant elle-même financée par une hausse de TVA. Ce serait le retour, d’une certaine façon, de la « TVA sociale ». Ce scénario permettrait de consolider le financement des retraites sans augmenter le coût du travail, « mais il est très complexe et serait très difficile à vendre à notre électorat et à notre majorité… », souligne un autre expert gouvernemental. En outre, l’exécutif n’entend pas exonérer les entreprises de tout effort. « C’est exclu », poursuit cette source. La réforme du financement de la protection sociale – pour qu’il pèse moins sur le travail – devrait donc se faire plus tard.
D’où l’option qui serait privilégiée et qui a de plus en plus de défenseurs aujourd’hui : renoncer à la hausse des cotisations et passer par des hausses d’impôt concernant à la fois les ménages et les entreprises. Pour les ménages, l’augmentation de la CSG est clairement envisagée, car jugée la plus logique en la matière, voire celle de la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale). FO et la CGT préfèrent les cotisations retraite, mais la CFDT n’est pas fermée à une hausse de CSG, qui aurait l’avantage de toucher aussi les revenus du patrimoine.
L’augmentation de la CSG serait donc, la solution inévitable, pour pallier au déficit des retraites. Les pensions de retraites et les salaires vont alors être amputés de quelques euros chaque mois. Pour pallier a cette perte de pouvoir d’achat durant la retraite, MonFinancier a créé le produit d’assurance vie MonFinancier Retraite Vie