Société Générale caracole en tête du CAC40 après la publication d’un bénéfice net trimestriel multiplié par plus de deux à 955 millions d'euros. Le produit net bancaire a en revanche reculé de 0,6%, à 6,23 milliards. Mais c’est mieux que prévu par les analystes, ils anticipaient en moyenne un bénéfice net de 703 millions d'euros et un PNB de 5,88 milliards d’euros.
La banque de détail, les activités de marché mais aussi les activités à l’international, ont tiré vers le haut les comptes de la banque rouge et noire. Les revenus des Réseaux France sont en croissance, tirés par une forte collecte de dépôts. Les Réseaux Internationaux démontrent leur résilience, avec une activité commerciale soutenue, notamment dans la collecte de dépôts. La banque Banque de Financement et d'Investissement a vu son activité grimper de plus de 23% au second trimestre, une performance qui est à comparer avec un second trimestre 2012 marqué par la crise de la zone euro et l'effet des cessions de portefeuilles de crédit.
Parallèlement à cette hausse de l’activité, le groupe s’est évertu à réduire ses coûts tout en renforçant sa compétitivité et les synergies entre métiers. Sur les 900 millions d'économies à réaliser sur la période 2013 / 2015, Société Générale a d'ores et déjà sécurisé 170 millions d'économies de coûts au travers des mesures mises en oeuvre au premier semestre 2013. Les coûts engagés pour la mise en œuvre de ce programme sont de 125 millions d'euros au 30 juin 2013.
Le groupe s'est dit confiant dans sa capacité à atteindre un retour sur capitaux propres (ROE) de 10% à la fin 2015. A la fin juin, le ratio core Tier 1 répondant aux exigences de Bâle 3 de Société Générale se situait à 9,4%, contre 8,7% à la fin mars.