Oddo réaffirme sa recommandation 'achat' sur Natixis et ajuste son objectif de cours du détachement de dividende exceptionnel de 0,65 euro, faisant passer sa valorisation fondamentale de 4,30 à 3,65 euros.
'Le potentiel de hausse reste de l'ordre de 10%, soit un niveau supérieur à la moyenne du secteur', souligne l'analyste.
Le bureau d'études estime par ailleurs que le plan stratégique (14 novembre 2013) devrait être l'occasion de préciser comment Natixis compte atteindre un objectif de ROE proche de son coût du capital.
Pour rappel, Natixis, la banque de financement et d'investissement du groupe bancaire BPCE, avait annoncé à l’occasion de ses résultats que son résultat net avait progressé de 4% au deuxième trimestre 2013, à 267 millions d'euros. Le produit net bancaire retraité ressort à 1,8 milliard d'euros, en hausse de 2% par rapport à la période correspondante de 2012 et stable par rapport à celui du premier trimestre 2013.
"Au deuxième trimestre 2013, les revenus des métiers cœurs de Natixis sont en croissance malgré des conditions économiques difficiles en France et dans la zone euro. Natixis a poursuivi ses gains de parts de marché, notamment à l'international qui constitue un levier de croissance important pour le futur", a expliqué le directeur général, Laurent Mignon, cité dans un communiqué.
A données publiées, le bénéfice net de la période est ressorti à 201 millions d'euros, contre 394 millions d'euros un an plus tôt, alors que le produit net bancaire trimestriel s'est monté à 1,63 milliard d'euros, contre 1,82 milliard d'euros.
En ce qui concerne la structure financière de la banque, le ratio de solvabilité "common equity tier 1", au sens des règles de Bâle 3, s'établissait, au 30 juin, à 9,7%, en hausse de 30 points de base par rapport à son niveau du 31 mars dernier.
Natixis a par ailleurs confirmé une fois de plus sa volonté de fermer sa structure de défaisance ("bad bank"), nommée GAPC (gestion active des portefeuilles cantonnés), à la mi-2014. Le groupe indique avoir réalisé des cessions d'actifs pour 2,6 milliards d'euros au deuxième trimestre, ce qui porte le total pour l'ensemble du semestre à 3,6 milliards.
Le titre cède 0,41%, à 3,42 euros.