L'action Lafarge perd pied en ce début de semaine, le cimentier est lourdement sanctionné en Bourse alors que la situation en Egypte se dégrade sévèrement. Le groupe est implanté dans le pays par le biais d’une usine située à 200 kilomètres du Caire.
Les troubles politiques qui émaillent l’Egypte constituent un nouvel élément négatif sur le cimentier après ses résultats trimestriels. Le cimentier continue en effet de pâtir d’un environnement défavorable qui pèse sur les résultats du deuxième trimestre 2013. Le chiffre d'affaires s’inscrit en baisse de 3% sur un an, le résultat opérationnel recule de 11% et l’Ebitda de 8%. Pour la suite de son exercice, Lafarge a abaissé sa perspective de croissance du marché du ciment, de 0 à 3 %, contre de 1 à 4 % jusque-là.
Mais surtout, le groupe doit à tout prix mettre l’accent sur le désendettement, qui reste le point noir du dossier ce qui pourrait peser sur sa rentabilité. Lafarge a toujours pour objectif de réduire la dette nette en dessous de 10 milliards d'euros le plus tôt possible en 2013 en vertu du plan 2012-2015.
Pour rappel, le programme du groupe consiste à accroître l'EBITDA de 1,75 milliard d'euros « par des actions performance et innovation » dès fin 2014, soit avec près d'un an d'avance sur son objectif initial. Les actions performance et innovation ont contribué respectivement pour 60 millions et 40 millions d'euros d'EBITDA au cours du trimestre, en dépit de volumes faibles. Le groupe indique être en ligne avec son objectif de 650 millions d'euros d'EBITDA supplémentaires sur l'année.
Lafarge signale limiter à 800 millions d'euros le montant des investissements pour 2013. Mais ce montant pourra être révisé à la hausse en fonction de nouvelles cessions supplémentaires tout en maintenant cet objectif de réduction de l'endettement