Réformer les retraites sans brusquer les Français ni les syndicats, voila l’équilibre rechercher par le gouvernement. Ce dernier se planche actuellement sur la réforme des retraites et devrait surement opter pour l’allongement de la cotisation. Cependant, selon l’exécutif cet allongement de la cotisation ne devrait pas être effectif avant 2020.
Un allongement progressif des cotisations a été programmé par François Fillon en 2010. Le but était de cotiser un trimestre de plus par an jusqu’en 2020. Mais cette évolution est conditionnée à une chose: si la durée de vie après 60 ans ne progresse pas, l'allongement est gelé pour l'année en cours. Le gouvernement Ayrault ne fait qu’accélérer le processus d’augmentation des cotisations, en l’imposant immédiatement et non progressivement jusque 2020. D'autre part, et comme le gouvernement exclut d'utiliser brutalement ce levier, un allongement lent ne rapporterait qu'entre 250 et 600 millions d'euros d'économies, d'après le rapport Moreau sur la réforme des retraites.
La réforme ne devrait donc concerner que les Français âgés de moins de 56 ans aujourd'hui. En particulier, la génération 1957, qui atteindra l'âge légal de départ (62 ans) en 2019, ne devrait pas travailler plus longtemps que prévu. D'abord, parce que le gouvernement ne l'envisage pas. Ensuite, parce qu'elle devrait échapper à l'allongement automatique de la durée de cotisation de la loi Fillon de 2003, indique une source syndicale. La durée de vie après 60 ans, calculée par l'Insee, n'aurait pas progressé suffisamment cette année pour déclencher une prolongation de la durée de cotisation. En revanche, la génération de 1958 devrait, selon toute vraisemblance, écoper d'un trimestre de cotisation supplémentaire. Une conséquence de la réforme de 2003, donc, qui devrait être déclenchée l'année prochaine et qui n'aura d'effet sur les finances des régimes qu'en 2020.
La seule mesure qui pourra faire changer la courbe du système des retraites de manière plus rapide, est une mesure fiscale. Le gouvernement va devoir dégager par le biais de mesure fiscale 7 à 8 milliards d’euros selon le chiffrage d’un membre de l’exécutif. C’est sur ce point de vue que la réforme s’annonce douloureuse. Les mesures fiscales seront lourdes pour les contribuables français. Mais c’est l’unique solution si le gouvernement opte pour l’augmentation de la durée de cotisation.
Comme on l’a vu, la réforme des retraites s’annonce difficile pour le gouvernement mais surtout pour le contribuable français qui va voir sa note fiscale augmenter. Cette augmentation va se traduire par une perte de pouvoir d’achat des citoyens français. C’est pourquoi pour pallier à cette perte financière, MonFinancier propose un contrat spécialement adapté à la retraite, MonFinancier Retraite Vie.