La cession d’Activision relève du feuilleton et surtout d’un chemin de croix pour Vivendi. Le conglomérat avait annoncé fin juillet la cession de plus de 85% de sa participation de 61,1% dans Activision Blizzard pour 8,2 milliards de dollars (environ 6,2 milliards d'euros). La société cédante pensait en avoir fini… Ce n’était pas sans compter sur un juge américain qui compromet un projet dont la fin était programmée à l’issue de ce mois.
Un actionnaire d’Activision Blizzard a déposé la semaine dernière devant un tribunal américain une plainte contre Activision Blizzard, Vivendi et ASAC II LP, un consortium d’investisseurs mené par le Directeur général d’Activision Blizzard, Bobby Kotick, et son co-fondateur Brian Kelly.
Le plaignant affirme que l'opération de cession de la majeure partie de la participation de Vivendi dans Activision Blizzard aurait dû être soumise au vote de l'assemblée des actionnaires d'Activision Blizzard. Il s'oppose donc à la conclusion définitive de cette opération.
Au cours d'une audience tenue hier, un tribunal américain a fait droit à la requête du plaignant en interdisant la conclusion de l'opération sauf si cette décision est renversée ou si l'opération est approuvée par un vote de l'assemblée des actionnaires d'Activision Blizzard.
Vivendi et Activision Blizzard sont décidés à mener l’opération à bien. Les deux socités « réaffirment leur engagement de mener à bien cette opération dans les meilleurs délais et examinent avec leurs avocats toutes les options qui se présentent à eux à la suite de la décision du tribunal ».