Le gouvernement a fait du compte pénibilité le fer de lance de sa réforme des retraites. Ce dispositif permettant de partir plus tôt en retraite a encore était assoupli lors du débat de mercredi dernier. Ainsi les personnes qui bénéficient d’un compte pénibilité pourront partir plus tôt à la retraite.
Les députés socialistes ont remis la plupart de leurs ambitions au vestiaire lors de l'examen de la réforme des retraites en commission des affaires sociales de mercredi midi. Il n'était pas question de remettre en cause «l'équilibre atteint au terme d'une longue consultation avec les partenaires sociaux», les avait prévenus la ministre des Affaires sociales, présente lors des travaux parlementaires. Il ne fallait pas prendre en compte, par exemple, les années d'études et des stages dans le calcul de la retraite.
Les élus de la majorité se sont en fait attachés à adoucir les conditions de départ anticipé dans le cadre du futur «compte pénibilité» , qui pourraient bénéficier à un salarié sur quatre ou cinq. Ce dispositif permettra aux salariés soumis à des conditions de travail difficiles, d'accumuler des points afin de se former pour changer de travail, de bénéficier d'un temps partiel subventionné et surtout de partir plus tôt à la retraite. Avec les dispositions prévues initialement, ils avaient la possibilité d'accumuler assez de points pour avancer de deux ans leur départ. Grâce à un amendement écologiste, ils pourront partir en retraite anticipée dès 59 ans, soit trois ans avant l'âge légal.