Sous pression la veille, Vivendi relève la tête, aidé par une note favorable de Deutsche Bank. Le bureau d’études est passé acheteur du titre contre conserver auparavant et a par la même occasion relevé de 18,50 à 22 euros son cours cible.
Les analystes saluent le recentrage du groupe sur ses activités médias en 2014 après la scission de SFR. Selon ces derniers, le nouvel ensemble composé de Canal+ et de GVT devrait générer réaliser une croissance annuelle du chiffre d'affaires de 3,5%, pour une croissance du BPA de l'ordre de 7%.
D’après Deutsche Bank, cette opération de scission débouchera sur le versement d'un dividende extraordinaire et l'amorce d'un processus de revalorisation de l’action Vivendi grâce à la revalorisation d’UMG, l'activité de musique du groupe. Dans cette optique, le bureau d’études suggère de mettre en portefeuille le titre dès maintenant et non après la scission car son potentiel de hausse est élevé. Il ajoute que le dossier a sous-performé de 18% le secteur des médias et de 8% le CAC40 au cours de l'année 2013.
La veille, le titre de la maison mère de SFR, avait été un peu chahuté alors que Bouygues Telecom a réagi aux annonces de son concurrent Free Mobile en proposant à son tour la 4G dans ses forfaits mobiles sans relèvement de prix. Encore une nouvelle guerre des prix qui donne raison à Vivendi de se séparer de son ex-vache à lait. Depuis l’arrivée du trublion Free début 2012, le secteur n’est pas en grande forme, en proie à une concurrence ardue. SFR a été notamment contraint de « réexaminer très attentivement tant ses offres commerciales que ses coûts ».
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