Pour ceux qui se font encore des illusions sur le grand virage, la sortie de Montebourg sur les télécoms va tempérer l'enthousiasme. Il a en quelques mots, en s'exprimant sur le secteur des télécoms, donner sa vision de la vie des entreprises. "Vous vous êtes nommé, moi je suis élu. Donc qui a raison? Forcément moi !". Une phrase à méditer.
Arnaud Montebourg a fait une déclaration fracassante sur les opérateurs télécoms
Il fait visiblement une fixation sur Free Mobile, probablement un complexe d’infériorité justifié par rapport à Xavier Niel que les Français considèrent comme le patron idéal selon un sondage du Huff Post. Montebourg a pris une décision : il ne doit plus y avoir que trois opérateurs télécoms.
Il veut moins de concurrence.
Moins de concurrence et surtout le retour de la politique industrielle. Une politique industrielle dictée par le gouvernement et les politiques dont on connaît les compétences en matière d’économie et d'entreprises. Quand on voit avec quel succès ce ministre a empêché les fermetures de sites qui s’accélèrent, on peut imaginer ce qu’il peut faire avec les télécoms.
Est-ce que le concentration entre les opérateurs télécoms n’est pas inéluctable ?
C’est possible. Surtout que Numéricable est aussi aux aguets. Mais cette concentration ne se décrète pas. Elle est le fruit de la vie des entreprises et de l’économie. Nous n’avons visiblement pas tous la même conception de la social démocratie. Il est temps qu’il y ait un remaniement que Montebourg ait enfin le ministère de la Justice dont il rêve tous les matins en se rasant.