Les amendes continuent à pleuvoir sur les banques aux États-Unis. Cette nuit, Credit Suisse, bientôt BNP Paribas et cela risque de continuer et s'étendre. En fait le gouvernement Américain a inventé une nouvelle taxation bancaire déguisée qui a deux mérites: faire entrer de l'argent dans les caisses de l’État et punir des banques qui ne respectent rien. Un modèle à imiter...
Annonce cette nuit d’une amende record pour le Crédit Suisse.
C’est une nouvelle vague d’amendes qui va déferler sur les banques aux Etats Unis. Des amendes pour fraude fiscale. Crédit Suisse inaugure avec 2.6 milliards de dollars. Mais d’autres vont suivre. On attend évidemment le montant que la BNP va devoir payer pour avoir contourné les sanctions américaines mais ce sera supérieur à 3.5 milliards de dollars.
Ces amendes s’accompagnent d’accords d’un nouveau genre.
Habituellement les banques acceptent de payer des amendes pour stopper toute poursuite et procès coûteux. Mais le gouvernement américain leur demande maintenant d’aller un cran plus loin : elles doivent payer l’amende certes mais ça ne suffit pas ; elles doivent tout de même reconnaître leur culpabilité ce qui peut être plus gênant pour leur réputation
Mais toujours le pragmatisme américain qui consiste à chercher de l’argent pour les caisses de l’état.
C’est fascinant. Finalement, le gouvernement Américain a taxé depuis la fin de la crise bancaire les banques de façon spectaculaire. Il a encaissé en tout près de 100 milliards de dollars en amendes de tous genres. De la responsabilité dans les subprimes à l’évasion fiscale. Une taxe bancaire déguisée dont on aurait peut être pu s’inspirer…