L'année boursière 2015 a démarré. Sans tendance réelle puisqu'on se trouve approximativement au niveau de fin 2014 mais avec déjà des variations quotidiennes très violentes. Cette semaine illustre parfaitement la complexité de la situation mondiale actuelle, tant économique que géo politique.
L’année boursière a à peine commencé mais peut on déjà en tirer quelques enseignements ?
2014 ne s’est pas déroulée comme prévue à Paris. Une performance négative, certes de 0.54%, du CAC contre des prévisions quasi unanimes de hausse. Et on redémarre 2015 avec les mêmes anticipations. Les « experts » auto proclamés prévoient en moyenne une hausse de 8 à 10% c’est-à-dire qu’ils n’ont en fait aucune idée. Et ces premiers jours de trading montrent à quel point 2015 va être une année complexe. On a enchaîné des séances de hausse de près de 4% à des séances de baisse de près de 3% pour se retrouver finalement au point de départ.
Un faux départ donc.
Mais cette semaine illustre bien la complexité de la situation actuelle pour les investisseurs entre des Etats Unis qui sont pour l’instant le seul moteur de la croissance mondiale comme les chiffres de l’emploi de vendredi, des zones entières comme l’Europe qui patinent complètement, et de l’autre côté des évènements qui peuvent nous tomber dessus de partout, de Grèce, de Russie ou du Moyen Orient.
A quoi peut on s’attendre en 2015 ?
Si on se réfère à ce qu’on vient de voir depuis le début de l’année on peut s’attendre à une forte volatilité quotidienne avec un pilotage à vue sur le moyen terme. Ce qui sauve les marchés depuis deux ans et qui peut les sauver encore ce sont les banques centrales et le fait qu’avec des taux à zéro il y a peu d’alternatives aux placements en actions. La semaine qui vient de s’écouler montre qu’il faudra avoir les nerfs solides, ne pas paniquer ou s’enthousiasmer outre mesure et comme toujours se méfier des consensus.